Et avec ça vous reprendrez bien mon groupe?

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Parfois quand on fouille dans les vieux cartons on retrouve de petites pépites qui valent leur pesant de chips à la bière! Même les plus grands groupes du monde sont de vrais fans et parfois s’amusent à reprendre des titres de collègues hardos connus de tous.

Allez, faites péter l’apéro tranquillou, ouvrez votre gosier à la bière, et vos oreilles à la surprise.

On commence avec metallica qui reprend de manière plutôt personnelle le « prowler » d’ iron maiden.

 

On enchaîne avec iron maiden qui reprend le classique « cross eyed Mary » des fous chantants de jethro tull. La classe le Bruce!

 

Montez le son, videz les chips! C’est le tour de mötörhead qui reprend metallica. On n’arrête pas le train en marche…

 

Pour l’anniversaire des 30 ans de metallica, green day s’est amusé à reprendre les misfits. Sympatoche version!

 

Et guns’n'roses à la grande époque qui s’amusait à reprendre « mama kin » avec Steven Tyler et Joe Perry d’aerosmith, vous vous en souvenez?

Allez, on va vous laisser retourner votre thurne en crachant votre bière comme si c’était du feu et en hurlant que vous aimez le HARD!

A bientôt pour une nouvelle séance vivifiante et décadente.

Mike Browning est un ange morbide

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Mike Browning est le génial batteur et chanteur d’after death, un groupe envoûtant et étrange, dans lequel les ambiances occultes se mélangent à la lourdeur d’un Death Metal tout droit sorti du début des années 90. Et nous venons justement de rentrer cet album dans nos stocks!

Mais il a derrière lui une longue carrière dans le Metal extrême, et pas avec n’importe quel groupes. En effet, voilà un des membres qui a contribué à former morbid angel, groupe dans lequel il a officié de 1983 à 1986. On peut l’entendre jouer de la batterie et chanter avec rage sur l’incontournable Abominations of Desolation.

Au passage, je ne pouvais pas résister à vous mettre cette joile photo avec, de droite à gauche, Dallas Ward (premier bassiste et chanteur de morbid angel), Gene Adams (iced earth) et notre bon Mike Browning… Admirez les petits lions d’amour tout evil sur le drap de bain qui sèche derrière ces barbares assoifés de Metaaaaaaaaal!

Après avoir quitté l’ange morbide, suite à de facheuses histoires de gonzesses, et par conséquent un refroidissement dans les relations avec Trey Azagthoth, Mike ne s’est pas laissé abattre et a rejoint les rangs d’un groupe fort talentueux qui n’a malheureusement pas eu la chance de dépasser le stade des démos. Il s’agit de l’incroyable incubus, originaire de l’Etat de Georgie.

Incubus ayant eu une vie somme toute assez courte, Mike n’a pas démordu et s’est attelé à former un nouveau groupe, bien barré et à l’approche un peu psychédélique, à cause de l’emploi d’un clavier. C’était une chose encore rare au début des années 90 que de voir un groupe de Death Metal utilisant autant cet instrument. Pourtant nocturnus a su défrayer la chronique et conserver une réputation de groupe au niveau technique épatant avec ses démos et ses deux albums the key et thresholds. Voyez avec quelle destérité il assure en même temps la batterie et le chant!

Puis, après l’épisode nocturnus, Mike intégra le satanique acheron de 1992 à 1995. Voilà un groupe dans lequel il ne fit que jouer de la batterie, souvent sur des tempos assez lents.

Plus tard notre homme s’est concentré sur d’autres projets plus atmosphériques et pas toujours connecté au Metal. Mais son retour récent au Death Metal avec after death est une bonne nouvelle que nous accueillons ici avec les bras ouverts. tant de créativité, de constance dans la qualité et de perséverance ne peuvent laisser indifférent.

 

 

 

Heavy Metal Simpsons

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Si les  auteurs des Simpson sont connus pour insérer des tas de références et de niveaux de lecture différents dans les épisodes de cette série à la longévité record (23 saisons!), il nous arrive souvent de nous bidonner comme des bossus, nous autres les hardos quand nous voyons nos métalleux favoris faire une apparition dans ce dessin animé déjanté.

Et comme en ce moment on a une belle cargaison de t-shirts officiels des Simpson à vous proposer, on s’est dit que la bande d’Otto Bus et de ses potes les stars du rock, du roll et du hard devrait vous réchauffer le coeur comme un bon grog après un festival sous la flotte.

Admirez les ramones en furie souhaitant un bon anniversaire à ce bon vieux pourri de Monsieur Burns.

Ces bons vieux rockers d’aerosmith ont aussi eu droit à leur jaunissment prématuré.

 

Les red hot chili peppers aiment poser presque nus aux côté de Krusty le clown. Ca devrait donner du fil à retordre aux étudiants en psycho qui lisent ces lignes…

 

Sans metallica, ça n’aurait pas été aussi funky, avouons le. Et en plus quand ils deviennent les potes de leur fan ultime, Otto Bus, ça ne peut que dégénérer gaiement.

 

Mais la fierté ultime d’Homer est d’avoir fait ami ami avec les légendaires rolling stones lors de la rock academy, qu’il a retournée dans tous les sens!

That’s all folks!

MORGOTH, retour de flamme!

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En ce moment c’est l’explosion du death metal à l’ancienne, et de nombreux petits groupes pullulent ici et là. Mais les dinosaures semblent se réveiller, et quand ils montrent à nouveau les crocs après des années de sommeil, ils prouvent qu’il peuvent encore infliger de bien fatales blessures.

De ses débuts en 1988 jusqu’à son deuxième album Odium, sorti en 1993, morgoth a marché dans les sillons de death période Leprosy, tout en cultivant sa touche personnelle. Puis ce fut la rupture avec le metal extrême et les fans de la première heure avec le pavé dans la marre complèteent décalé qu’est Feel sorry for the fanatics en 1996. A cette période, nombre de précurseurs du death metal se sont peu à peu éloignés de leurs origines pour voguer vers d’autres horizons musicaux. Et bien évidemment cela fut néfaste pour morgoth qui ne survécu pas à cet ultime album parti en quenouille.

Et puis l’eau coule sous les ponts, et un beau jour les vieux de la vieille remettent le couvert. Tout le monde connaît la mode des reformations de groupes depuis ces dix dernières années, et ça n’amène pas toujours du bon. Parfois il est mieux de laisser le cadavre reposer en paix plutôt que de prétendre que ses os rongés sont encore plein de substantifique moëlle.

Alors qu’en est-il de ce retour des allemands de morgoth en forme de premier live du groupe avec Cursed to live? Comme on peut s’en douter, la set list de ce concert enregistré en 2011 au festival Way of Darkness en Allemagne, est très orientée sur la période du désormais classique album Cursed, sorti en 1991. Ca et là on trouve d’autres pépites tirées de leur différents ep’s et d’Odium, et emballez c’est pesé!

Hormis le batteur qui n’est pas celui d’origine, mais qui n’est pas un manchot, puisqu’il s’agit de Marc Reign, qui a frappé dans destruction de 2003 à 2010, on peut avouer sans bouder son plaisir que morgoth revient avec une propension brutale à fracasser les nuques.

La voix de Marc Grewe est radicalement acide et déchirée comme on l’aime, et la lourdeur des riffs fait toujours mouche. Le son a été pris en charge par Dan Swanö (edge of sanity, bloodbath, etc), et est lourd et puissant comme il se doit. Et l’artwork a été assuré par Dirk Rudolph, qui avait déjà travaillé pour morgoth dans le passé, et qui a plus récemment créé des visuels pour rammstein ou encore apocalyptica. La flamme semble bel et bien ravivée.

Pour vous faire une idée de la solidité de leur prestation, vous pouvez déguster cette petite mise en bouche avant de vous ruer sur leur live qui sortira chez Century Media en dvd et double cd et lp le 25 juin!

 

Voici plus de détails croustillants pour les curieux:

Tracklisting DVD:

Main show – Live at Way Of Darkness Festival,

Lichtenfels / Germany, 07.10.

2011

1. Cursed

2. Body Count

3. Exit To Temptation

4. Unreal Imagination

5. The Travel

6. Resistance

7. Suffer Life

8. Pits Of Utumno

9. Sold Baptism

10. Lies Of Distrust

11. Under The Surface

12. Selected Killing

13. Burnt Identity

14. Isolated

15. White Gallery

Live at Rock Hard Festival, Gelsenkirchen /

Germany, 11.06.2011

16. Suffer Life

17. Body Count

Warm-Up Show Wermelskirchen 2011

18. Sold Baptism

19. White Gallery

Official Videos 1991-1997

20. Isolated

21. Sold Baptism

22. Under The Surface

23. Last Laugh

Tracklisting CD1/2LP:

1. Cursed

2. Body Count

3. Exit To Temptation

4. Unreal Imagination

5. The Travel

6. Resistance

7. Suffer Life

8. Pits Of Utumno

9. Sold Baptism

10. Lies Of Distrust

11. Under The Surface

12. Selected Killing

13. Burnt Identity

14. Isolated

15. White Gallery

Tracklisting CD2

(only available with the DVD):

1. Body Count

2. The Travel

3. Resistance

4. Suffer Life

5. Sold Baptism

6. Pits Of Utumno

7. Unreal Imagination

8. Under The Surface

9. Burnt Identity

10. Isolated

11. White Gallery

 

Rêvons avec les morts grâce à RIPPING CORPSE

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Si tout le monde connaît Erik Rutan pour son investissement passé dans morbid angel, ou encore son activisme dans hate eternal, il ne demeure pas moins que les débuts de ce guitariste hors pair ont été aussi très marquants.

Vers la fin des années 80 et au début des années 90, le death metal n’était aussi standardisé que de nos jours. Certains groupes américains, et principalement de la côté Est, entre l’Etat de New-York et du New-Jersey, ont commencé à forger un thrash de plus en plus violent, plus sombre et définitivement aggressif, mais néanmoins d’un niveau technique assez époustouflant. Ce fut le cas de ripping corpse, dans lequel Erik Rutan fit ses premières armes dès 1987!

Jugez par vous-même comment ce groupe était capable de faire se passer plein de changements de rythmes et d’idées bien allumées en à peine 2 minutes. Voici le titre « sickness of will » tiré de leur excellent et unique album de 1991 Dreaming with the dead.

Et pour ceux qui se demandaient d’où ,venait le nom du désormais fameux groupe d’Erik Rutan, voilà la réponse! Sur le dernier enregistrement du groupe, intitulé sobrement Promo 1992, on retrouve le titre  » the hate eternal ».

Le sachiez-vous? Scott Carlson est un dieu méconnu

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Lors de la veillée au coin du feu, Glandalf le Grisé fumait sa pipe en bois en devisant avec Bilbo le Hendrix. La soif se fit plus grande à mesure que les heures sombres de la nuit défilaient, mais la binouze à 0,46 cents d’euros la cannette de 50 cl venait à manquer! Alors dans son infinie mansuétude, notre bon Glandalf dit à son compère:

« - Fan de chichourle l’ami! Nous voilà bien secs du gosier et encore si peu pétés comme des huîtres! Je vais de ce pas procéder à quelque incantation dont j’ai le secret. Mais pour que la formule fonctionne, j’ai besoin que tu répondes à cette mystifiante question…. »

Les yeux du brave Bilbo le hardos s’éveillèrent soudain de leur torpeur,rougis par la fumée de laitue séchée de la pipe à l’autre Gland, ainsi que par la consommation de quelques binouzes de soiffard!

Glandalf le déchiré éructa d’un air grave cette inquiétante question:

« - Quel est le point commun entre death, genocide/repulsion, death breath et cathedral? »

« - Mais tu me prends pour un gros blaireau de geek qui n’a que ça à foutre de sa vie que d’apprendre par coeur la biographie, la discographie, la mammographie des groupes? » pensa alors l’impétueux Bilbo. Mais il se ravisa bien vite lorsque son dernier neurone lui rappela qu’à la clé il y allait avoir apparition de force breuvage…

Il osa timidement une réponse:

« - Euh… Ces groupes ont tous enregistré avec des guitares électriques! »

Assourdissant fut le bruit de la paume de Glandalf le Potter lorsqu’elle s’applattit sur son large front dégarni.

« - Mais qu’il est con celui-là!!!!!! Tu es vraiment à l’intelligence ce que le charbon est au diamant, mon pauvre! »

« - Pardon maître Glandouille! Qu’y puis-je? Me voilà triste de ne pas boire mais curieux de connaître la Vérité! En revanche je vous prierai d’arrêter tout net de m’écraser le pied avec votre rage sectaire! Ca blesse ma dignité… »

Le vioque se calma et en se rasseyant, se mit à enseigner les rudiments du rock fort à son facétieux élève.

« - Vois-tu mon jeune ami, il s’agit de Scott Carlson! Ce bassiste et chanteur effronté est le point commun entre tous ces groupes. Regardes et headbangues en silence pendant que j’invoque les esprit du hard sur ma baguette smartphone magique »

Alors défilèrent devant la bouche bée et les yeaux intoxiquées, mais bien écarquillés de notre Hobbit presbyte, toutes ces images et ces sons de malades mentaux…

 

Après cette psychédélique virée dans les affres de la subconscience, nos deux amis vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Mais ils furent obligés de les donner à la science tellement ils étaient contrefaits.

That’s all folks!

 

Nunslaughter: death metal et entretien d’embauche

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Yahou les amis, en ce moment c’est la folie dans la distro. On a tout plein de t-shirts de groupes complétement brUUUUUUUUUUtal qui viennent de débarquer.

Et dans le paquet de bonnes choses à la sauce cannibal corpse, melechesh, edge of sanity ou encore impaled nazarene, on trouve un petit groupe de derrière les (sarco)fagots qui fraye son bonhomme de chemin depuis le milieu des années 80. Il s’agit des teigneux hardos de nunslaughter, les afficionados du riff simple et sans concession qui feraient passer venom pour du Frank Zappa!

Juste pour vous illustrer le propos en deux bières trois moonwalks, voici une vidéo ultrapoilante et rentre dedans qui ne devrait pas laisser insensibles tous ceux qui parmi nous ont déjà vécu de mornes et ennuyeux entretiens d’embauche…

Legion of Death records sans peur et sans reproches

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Si le Metal occidental domine au niveau commercial, il ne faut pas oublier que beaucoup de groupes de talents proviennent de pays auxquels on n’associerait pas de manière évidente cette musique ravageuse. Le pari de Shaxul et de son label Legion of Death records est bien tenu. Depuis plus d’une décennie, notre homme continue à découvrir les perles rares issues de contrées lointaines. Fort du respect qu’il a gagné avec son travail de fourmi, ce hardos du Poitou a même créé un autre label plus centré sur la scène française et les sorties en CD, sous la forme d’Armée de la Mort. L’interview qui suit est garantie sans langue de bois, sincère et authentique… à l’image de notre interlocuteur.

D’ailleurs nous continuerons à nous entretenir avec Shaxul dans l’avenir. Grâce à lui nous partirons à la découverte des scènes de Metal non occidentales. Préparez vous au dépaysement.

 

 

Salut Shaxul. Legion of Death records a été fondé en 2001, avec pour but de produire, exclusivement en vinyle, des groupes de Metal provenant d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine et d’Océanie. Etais-tu seul lors de la création du label? Comment as-tu vu ta structure évoluer en 11 ans? Il semble que désormais tes productions s’écoulent assez rapidement et que le nom du label est assimilé à des valeurs telles que le sérieux et la passion. Mais comment ta volonté de mettre en avant des groupes aussi obscurs et sortant des sentiers battus du metal d’Europe et d’Amérique du Nord as été perçue? J’ai le souvenir qu’un groupe désormais culte comme sabbat (Japon) n’a été pris au sérieux par les Européens que très tardivement finalement…

Salutations infernales, Nathaniel! J’ai créé le label avec Karnage, qui s’est occupé pendant pas mal d’années du fanzine ETERNAL FIRE. Il a malheureusement cessé toute activité métallique depuis de très nombreuses années. Nous avons géré le label à deux pendant peu de temps, en fin de compte. Je constate qu’avec le temps, les maniaks me font confiance et sont curieux de découvrir mes prochaines productions. Du coup, c’est vrai qu’elles s’écoulent assez vite, comme tu dis, après ça dépend du groupe bien sûr, mais en général, je suis plus que satisfait et surtout, les groupes obtiennent d’autres opportunités intéressantes avec de bons labels après une sortie chez LEGION OF DEATH. Au départ, c’est vrai que peu de monde comprenait cette passion que j’ai pour les scènes « non-occidentales »… Peu de labels « occidentaux » justement s’intéressaient à tout ça, malgré la richesse immense et ancienne du Metal là-bas. En fait, les fans du genre se connaissaient, je pense notamment à mon ami King Wolle du zine DESECRATION OF VIRGIN (Allemagne), l’un de mes préférés de tous les temps hehe… On s’échangeait toujours des informations car avant la popularisation d’Internet, tout fonctionnait par courrier et il fallait se démener pour obtenir des news, et surtout être patient car pour correspondre avec des groupes/labels/zines d’Asie ou d’Amérique du Sud, ça prenait un temps fou, sans être sûr que son courrier arrive à bonne destination d’ailleurs! Mais cette soif de découverte m’a toujours enthousiasmé, encore aujourd’hui… SABBAT est un bon exemple, et je l’avoue, moi-même je n’ai connu qu’au milieu des années ’90 (sachant que le groupe existe depuis 1984), notamment grâce au fanzine ISTEN de Finlande, qui les a toujours soutenu, ou bien TALES OF THE MACABRE d’Allemagne. Ce fut une révélation ultime et c’est bien simple, SABBAT est pour moi le meilleur groupe de Black Metal de tous les temps, il incarne la perfection à mon sens. Mais ce n’est qu’un exemple, on peut aussi prendre la scène Brésilienne, que seule une petite poignée de maniaks connaissait ici dans les années ’90, alors que cette scène était très forte et active dans les années ’80 là-bas, et encore aujourd’hui, qui connaît VULCANO (formé en 1981) en France? Pas grand-monde, et la preuve c’est qu’ils ont galéré pour trouver 1 ou 2 date dans ce foutu pays lors de leur tournée actuelle (2012), les orgas soit-disant Metal prétendant que c’est inconnu et qu’il n’y aurait personne, un comble car ces gars qui ne jurent que par le Black Metal Scandinave écoutent des groupes dont les membres jouaient encore avec leur caca lorsque des hordes de malades telles que PARABELLUM, HADEZ, MORTEM, SARCOFAGO, ABHORER, IMPIETY, SALEM, SADISTIK EXEKUTION et j’en passe révolutionnaient la scène de leurs continents respectifs. Pourtant je le vois par rapport aux français qui me soutiennent et qui commandent chez moi, il y a de plus en plus de gens qui se passionnent pour ces scènes. Il faut dire qu’elles ont gardé une authenticité et une intégrité, et ce sont des valeurs en lesquelles je crois.

Tu as aussi démarré un label parallèle à legion of Death, il s’agit d’Armée de la Mort! Cette fois-ci l’idée est de faire connaître des groupes français, mais aussi de produire certains groupes étrangers en cd. Comment t’es venue l’idée de créer Armée de la Mort? Est’ce que tu avais déjà la volonté de rééditer les démos de groupes français tels que mercyless, nomed, catacomb, shud, disabled avant de créer le label? As tu d’autres perles du passé en vue? Celà-dit, tu ne te contentes pas de rééditer de vieilles démos, tu t’ntéresses aussi à des groupes français actuels. Quel sont les groupes français à suivre en ce moment d’après toi? Qu’est-ce qui fait que la France a toujours l’air d’être à la ramasse au niveau du Metal depuis des années? Vois-tu la signature de necrowretch par century media comme une bonne chose pour la scène française?

ARMEE DE LA MORT fait effectivement partie du développement de mon label. LEGION OF DEATH a un concept très particulier, qui ne changera pas, mais ARMEE DE LA MORT me permet plus de possibilités, comme sortir du CD notamment, et soutenir les groupes des régions de France que j’apprécie. Il me permet aussi de sortir les productions de mes groupes MANZER et ANNTHENNATH, car on n’est jamais mieux servi que par soi-même hehe! Pour les ré-éditions, ça me trottait dans la tête, en effet, mais rien n’était vraiment concret.

A part CATACOMB car j’avais rencontré Jérôme (batterie) lors d’un concert en Provence, je me disais que ré-éditer ça serait excellent mais je ne savais pas encore que ça se concrétiserait sur mon label! Ensuite, les idées se sont bousculées car ce n’est pas ça qui manque, il y avait une effervescence fascinante à l’époque et un soutien mutuel entre tous ces groupes, ce qui s’est un peu perdu de nos jours. Ca a toujours été galère de faire du Metal en France et ré-éditer ces vieux groupes cultes est pour moi un devoir de mémoire, un véritable « collectage » (comme on dit dans le milieu du trad’)! Finalement, c’est comme pour LEGION OF DEATH, je soutiens les groupes que j’aime et qui se sont toujours décarcassés pour eux et pour la scène underground. Tiens tu as oublié TORK RAN dans ta liste, il est disponible, en revanche, rien de concret pour les projets futurs, mais bon, DISABLED et SHUD ne sont pas encore sortis, et il reste encore pas mal de boulot! Ca devrait sortir dans le courant de l’été. Si c’est si dur de faire du Metal en France, c’est tout simplement parce que la France a toujours été un pays anti-Rock. Les gens étant des moutons, ils assimilent ce qu’on leur sert. Donc pour résumer la situation, c’est très simple : en France, dans les années 60/70, on avait les « Yéyé » (Sheila et j’en passe!) ; au même moment, en Angleterre, il y avait pink floyd, led zeppelin, black sabbath, etc… Des groupes de Rock géniaux, avec les débuts du Hard Rock et du Heavy Metal! Et tu vois, ça vaut encore aujourd’hui : en France, il y a une « culture » (effrayant!) de la variété, une glorification de toute cette merde, c’est devenu « normal » et si tu t’écartes de ce chemin, tu es un marginal, et on met toujours des bâtons dans les roues même aux petits groupes. Attention, je ne dis pas regretter qu’il n’y ait pas de Metal à la télé ou ce genre de choses hein, je m’en contrefous! Mais au moins, si c’était plus facile de faire des concerts underground en France, ce serait bien. Sauf que la France considère que le Rock et le Metal, ça n’est pas de la culture. En ce qui concerne NECROWRETCH, je pense que leur signature sur CENTURY MEDIA ne changera rien au statut de la scène française.

Regarde MERCYLESS, premier groupe français à signer chez eux pour leur 2e album de 1993… Ca leur a apporté plus de problèmes qu’autre chose d’ailleurs, et pour la petite histoire, ces enfoirés de CENTURY MEDIA ont déposé tous leurs morceaux pour leur propre compte et ils sont donc propriétaires de l’oeuvre de MERCYLESS, on a découvert ça lors de la sortie de mon double CD car j’ai dû payer des droits d’auteur, le tout étant allé dans les fouilles dudit label. Le groupe n’était même pas au courant, ils ont été aussi surpris que moi… Je ne veux pas faire peur à NECROWRETCH hehe, c’était il y a 20 ans, donc j’espère que leurs méthodes ont changé, mais personnellement, ça ne me fait pas rêver du tout, au contraire, je déteste ce genre de labels, personnellement je préfère crever que de signer là-dessus. Quelque part, je respecte le fait qu’ils misent sur un jeune groupe car il y a une part de prise de risque (citons également les excellents SONNE ADAM d’Israël), mais bon au final ça reste du business pur et dur. Ne nous voilons pas la face, ce genre de Death Metal est revenu à la mode à mort, et CENTURY MEDIA veut juste surfer sur la vague, ça ne remet pas en cause la qualité de la musique de NECROWRETCH, mais ils ne se sont pas fait signer pour les mêmes raisons que quand l’excellent label underground DETEST Records les a signé, par exemple. Quand je signe un groupe, je me fous pas mal que ça vende ou pas, même si bien sûr, je ne crache pas dans la soupe et c’est tant mieux si ça cartonne, mais avant tout, c’est me faire plaisir et soutenir l’underground qui m’importe. Les labels que j’apprécie le plus sont des labels tels que HELLS HEADBANGERS, IRON BONEHEAD, NECROMANCER… Ils ont pris de l’importance dans l’underground, sans devenir des usines à gaz. Tu peux avoir des rapports de passionnés avec eux, ce n’est pas un univers inaccessible.

Tu es basé dans le Poitou, et on sent que cette terre te tient à coeur. D’ailleurs tu as une catégorie Pictavia dans ta distro. Qu’est-ce qui te fascine tant dans cette région? Il semble y avoir quelques groupes intéressants dans ce coin, mais malheureusement les possibilités de faire vivre la scène local avec des concerts semblent assez minimes. Ca ne t’a jamais tenté d’organiser des concerts?

En effet, j’ai une passion pour le Poitou (entre Loire et Gironde). Il y a une culture, une langue, une histoire qui lui sont propres, et pourtant méconnues. Ca fait partie de mon identité. Au niveau du Metal, ici il y a de bons groupes, qui galèrent pas mal et j’ai voulu changer cette situation grâce à mon label. Côté concerts, c’est l’horreur car personne ne veut de Metal, à part quelques petits bars. Je n’ai rien contre et j’aime jouer dans cette ambiance, mais il n’y a vraiment qu’un lieu qui ressemble à une salle de concert dans toute la région et qui soit d’accord pour accueillir des groupes locaux et underground en général (situé à Bressuire). Organiser des concerts, c’est une activité bien différente de la mienne et je n’ai pas le temps pour ça. De plus, une organisation s’est créée l’an dernier ici, ANTHEMS OF STEEL, et ils ont déjà fait de bons petits concerts, je les aide autant que je peux notamment en leur proposant des plans de groupes qui font une tournée, histoire de récupérer une date dans le Poitou. C’est comme ça que MANZER a pu jouer avec GRAVE DESECRATOR (Brésil) et WAR-HEAD (Croatie), une date historique dans la région! Pourvu que ça dure… Mais je suis sceptique, même à l’échelle française, la situation n’est pas bonne. Le HELLFEST et les gens qui soutiennent ce festival bec et ongles est l’une des raisons qui font que les petits concerts disparaissent. On entend tout le monde dire « ouais mais tu sais, j’économise de l’argent pour le HELLFEST alors je n’irai pas à ton petit concert »… C’est même arrivé à Laurent d’EMANES METAL qui organise le (toujours) sublime festival LONG LIVE METAL… Ca fout les boules! Mais c’est tabou de dire ça, je vais encore me faire lyncher comme à chaque fois que je parle du HELLFEST hehe, sauf qu’il faut bien comprendre que le Metal n’est pas une « grande famille », il y a le mainstream et l’underground, et un gouffre les sépare, je ne suis pas tolérant, pas ouvert d’esprit, et je l’assume totalement. De nos jours, le Metal est devenu un style normal, pour monsieur tout-le-monde, un produit que l’on consomme, un simple prétexte pour fêtards… Désolant. Un jour, à un concert, un musicien d’un autre groupe m’a dit : « mais c’est bizarre que ce soit si dur de faire des petits concerts, car le HELLFEST permet de populariser le Metal », alors déjà, le Metal ce n’est pas de la Pop, bordel de merde, et ensuite c’est exactement l’effet inverse qui se passe, tout le monde se concentre sur ce fest très coûteux et terminé les concerts underground… De toute façon je n’ai pas à me justifier, c’est un constat flagrant que je fais, en tant que label mais aussi et surtout en tant que membre d’un groupe qui aime faire des concerts et qui s’aperçoit bien de la situation de plus en plus catastrophique de ce pays en la matière. Attention, j’ai des potes qui vont au HELLFEST, car il y a toujours 2 ou 3 bons groupes, pas de souci, chacun fait ce qu’il veut, mais le constat de transformation du Metal en produit de grande consommation est sans appel, un peu comme l’hégémonie des supermarchés face aux petits commerces hehehe… Et ce n’est pas moi qui changerait ça, ce n’est même pas mon but, finalement, moi je suis dans mon monde, et c’est l’underground. Enfin bon, heureusement il reste quelques orgas 100% underground dans ce pays, avec des gens qui se bougent le cul pour aller à ces concerts, dont certains qui n’hésitent pas à traverser tout le pays régulièrement (je pense notamment à mes camarades des Pyrénées, all hails!). Et j’espère que dans le Poitou, il y aura plus de bons petits concerts underground. Mais pour revenir à ta dernière question, organiser des concerts de nos jours, s’il fallait résumer en un seul mot, c’est : décourageant… Je laisse donc les gens sérieux qui ont la motivation et le courage de se lancer là-dedans faire leur travail, respect!

Tu joues et a joué dans pas mal de formations depuis des années, et tu peux tout aussi bien chanter, que jouer de la batterie, de la guitare ou de la basse, voire des instruments médiévaux. Peux-tu nous présenter les divers groupes das lesquels tu as été actif, et nous dire l’expérience que tu en as retirée à chaque fois. Ca doit commencer à te faire chier qu’on assimile ton activité musicale qu’à ton investissement dans les débuts de deathspell omega, alors que tu as rompu idéologiquement avec le groupe depuis déjà longtemps, et que tu as continué sans relâche à jouer dans d’autres formations tout aussi valables depuis des années…

Alors juste pour rectifier, je ne sais pas jouer correctement de guitare hehe, mais c’est vrai pour le reste, encore que j’ai tout appris tout seul d’oreille et je ne me considère pas du tout comme un musicien. Bon c’est parti pour le CV! Mon premier véritable groupe fut HIRILORN de 1994 à 1999 (chant/basse/paroles). Je me souviens de cette expérience avec beaucoup de nostalgie, c’était mon premier groupe sérieux et j’ai appris énormément à tous les niveaux. J’ai participé à la création de DEATHSPELL OMEGA en 1998, projet que j’ai quitté en 2002 (chant/batterie/majorité des paroles). J’ai alors créé ARPHAXAT (batterie/basse) la même année. Un groupe sans guitare justement, car ni moi ni le chanteur (c’est un duo) ne maîtrisons cet instrument et nous avons eu l’idée de ce projet de Black Metal primitif. Puis j’ai rejoint ANNTHENNATH début 2008 (chant/paroles). C’est du Black Metal inspiré du style Européen du début des années 90. Il y a une froideur et une violence dans la musique qui m’ont tout de suite attiré. Mon groupe principal à l’heure actuelle est MANZER (chant/batterie/paroles), créé en 2008. Avec cette formation, on a voulu revenir aux racines du Black Metal, lassés du cirque qu’il y a autour de nos jours. Nos influences sont venom, SABBAT, motorhead, iron maiden, la NWOBHM, bathory, JAN DO FIAO, ABIGAIL, KILLERS, ATOMIZER, NME, BULLDOZER, impaled nazarene… Mes autres groupes sont « studio », alors que MANZER fait des concerts, et c’est important pour nous. On répète toutes les semaines, on s’investit beaucoup! Pour revenir à DEATHSPELL OMEGA, c’est sûr que c’est lassant car comme le groupe cartonne depuis quelques années (surtout après que j’en sois parti, il faut bien le dire), dès qu’on prononce ce mot, ça en fait frétiller plus d’un dans le slibard, sauf que je m’en fous et j’ai honte d’être assimilé à un groupe qui joue du Post-HardCore chrétien de hipsters depuis pas mal d’albums désormais. Je suis toujours fier de ma participation aux débuts, que le groupe lui-même renie (sauf pour les ré-éditer et en vendre même en grande distribution). Mais au final, c’est vrai que je ne fais plus partie du groupe depuis 10 ans désormais, chacun a eu une trajectoire qui lui est propre. Je ne rechigne pas à parler de l’époque où j’officiais toujours dans le groupe, mais ça s’arrête là puisque justement, je déteste leur musique avant-gardiste prétentieuse et leur concept (du moins leur « religion » et leur concept pseudo-intellectuel de bobos genre « je lis trop de livres compliqués », j’en lis aussi sauf que je ne vis pas à travers eux…). En 10 ans, j’ai accompli pas mal de choses et j’en suis très fier. Recentrons les choses sur le METAL. Et les groupes comme DEATHSPELL OMEGA chient ouvertement sur le Metal, à qui ils ont pourtant tout volé, pour finalement en faire une sorte d’abomination commerciale. Que veux-tu, ce pseudo-mystère en fait bander pas mal, tels des ados transis, alors qu’en plus, il n’y a même pas de mystère… Comme quoi parfois, pour être « culte », il suffit de rester chez soi, ne jamais faire ni aller à des concerts, ne jamais répondre aux interviews, citer la bible, et insulter le Metal et les métalleux… Facile! Avec MANZER, on est exactement à l’opposé, c’est totalement rétrograde, et ce n’est pas péjoratif pour nous. Non pas qu’on ne vit que dans le passé, évidemment, mais il y a des racines qu’il ne faut pas oublier, et on emmerde ceux qui les piétiennent et les insultent chaque jour. De toute façon, on s’adresse à ceux qui aiment le bon vieux Metal, point barre. C’est vrai que c’est dommage de devoir se justifer toujours et encore sur tout ça, ça ressemble aux journeaux « people » hehe, mais s’il y avait moins de trends pareilles, ça n’arriverait pas.

Comme tu es désormais assez connu de par ton activité avec Legion of Death records, est-ce que ça a incité plus de groupes provenant des 4 coins du monde à te contacter pour bosser avec toi? Comme tu es assez large dans tes goûts, tu peux autant signer des groupes de doom, que de heavy, ou même de death et de black metal. C’est quoi l’élément déclancheur de ta signature d’un groupe? Tiens pour finir, j’aimerais bien que tu nous renseigne un peu sur ton actualité, avant qu’on ne se retrouve dans quelques temps pour que tu nous présentes les scènes Metal si méconnue en provenance de pays lointains dans lesquels on ne s’attend pas forcément à trouver des métalleux. A bientôt mec!

Bien sûr, je reçois des mails de groupes qui veulent signer sur LEGION OF DEATH plusieurs fois par jour. Quelque part c’est valorisant, mais d’un autre côté, il y a Internet hehe, et la majorité des groupes écrivent parce qu’ils ont vu mon e-mail quelque part et ne connaissent pas le concept du label. Certains groupes se feraient signer par des labels de bal-musette, ça ne les dérangerait même pas, tant qu’ils se font signer. Mais d’autres ont des demandes justifiées. Sauf qu’il faut faire le tri! Pas toujours évident. L’underground bouillonne encore d’excellents groupes. Tout d’abord, il faut que la musique me colle au mur. Ensuite, il faut que le concept me semble excellent. J’aime notamment beaucoup les groupes influencés par leur culture, celle de leur région, de leur pays… Ca donne de l’identité.

Je discute toujours beaucoup avec un groupe avant de finaliser le projet, c’est important de partager des idées et des goûts. Sinon, tant pis. Je ne fais pas partie de ces labels qui signent un groupe juste parce que la musique est « cool ». Ca va bien au-delà de ça. Côté actualité, mes prochaines sorties seront MASTER OF CRUELTY 7″EP (Paraguay, Death/Thrash Metal), ANGMAR CD (Normandie, Black Metal), ACARUS SARCOPT Double CD (Poitou-Charentes, Black Metal), VALE OF AMONITION 7″EP (Ouganda, Heavy/Doom Metal), les double CD’s susnommés de DISABLED et SHUD, etc… Toutes les infos sur mon site! Merci à toi pour le soutien, au plaisir de se reboire une cervoise ensemble! Mes coordonnées (surtout ne pas hésiter à m’envoyer un mail pour toute question) :

LEGION OF DEATH / ARMEE DE LA MORT Records :www.legionofdeathrecords.com

Snail Mail : LOD Records / BP 21 / 86210 Bonneuil-Matours / France.

MANZER Pictavian Black Metal : www.manzer.fr

E-mail : shaxul@orange.fr


Carnivore, et les crocs en sang…

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Tout le monde a été choqué lors de l’annonce de la disparition de Peter Steele le 14 avril 2010. Si type o negative a été le groupe qui lui a permis d’exprimer son côté le plus obscur et torturé, il n’empêche que les débuts de Peter dans carnivore ont marqué de leur empreinte sanguinolente les visages bouffis des bien-pensants, et foutu en transe une tripotée de ravagés du Metal et du Punk jusqu’à ce jour…

Avec un look à la mad max du pauvre et une propension à poser avec des bouts de barbaque déchiquetés, parachevé par des paroles on ne peut plus politiquement incorrectes, carnivore a su s’imposer comme un des leaders du mauvais goût de qualité avec simplement 2 albums sortis entre 1985 et 1987.

 

Chez carnivore, la crasse et la spontanéité du punk et du hard core de la vieille école de New York se mélange parfaitement bien avec le Metal lourd, épique, plombé au jack daniel’s et à la pizza… que l’on dégueule avec force tripes et boyaux dans les chiottes d’un rade minable de Brooklyn. Hé, j’invente rien! C’est même la bande son de l’intro de leur deuxième album sobrement intitulé Retaliation.

Lorsque le groupe se sépare, on connaît tous le succès dont bénéficiera Peter Steele, devenu géant vert, avec type o negative. Mais en 2006, lassé de la couleur végétale, notre raspoutine du Bronx se remet au rouge qui tâche. On assiste à la résurrection de carnivore qui va tourner en Europe et laisser de bien impérissables souvenirs… pas toujours positifs.

Et oui, le monsieur est dépressif, et porté sur le pinard. Ca le détend avant de monter sur scène. Sauf qu’à plusieurs reprises il oublie des paroles, se plante dans l’exécution des morceaux, voire même s’écroule totalement pété comme une douzaine d’huîtres en plein milieu du set. Ca a du être Nicolas et Pimprenelle vont en vacances chez le grand méchant loup au niveau ambiance dans les backstages!

Mais de quoi nous plaignons nous? Au moins c’était pas pour rigoler. Le concept chaotique a été poussé jusque dans ses derniers retranchements et a donné un bon coup de pied dans le tas des prestations stériles et sans âme que nous délivrent trop de groupes d’aujourd’hui.

La preuve en chair et en sang:

Car c’est sur le fumier que pousse le plus beau maïs! Parole de géant vert! Et on ne remerciera jamais assez le défunt Peter de nous avoir craché à la gueule son haleine éthylique une dernière fois avec carnivore.

Attention, cette vidéo contient du pinard, du bruit, de la sueur, des femmes à poil et de gros calibres… Eloignez votre dignité de l’écran avant de la regarder en l’appréciant de manière coupable!

Invictus Productions et Into The Void Records… Une autre Irlande.

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L’irlande abrite une bien active et souterraine créature bicéphale: Invictus Productions et Into The Void Records, dont le coeur très actif se nomme Darragh O’Leary et nous livre ici quelques secrets…

-Salut Darragh. On connaît l’Irlande pour sa musique folk et rock, sa bière et ses paysages. Mais alors quand il s’agit de nommer spontanément 5 groupes irlandais de Metal, ou même des labels originaires de ce pays, ça devient une autre paire de manches ! Tu as créé Invictus Productions en 1999. Pourquoi et comment ? Tes buts ont-ils changé un peu plus de dix ans plus tard ?

L’Irlande a toujours été un pays à part en ce qui concerne le Metal. On n’a jamais eu les mêmes « scènes » qui ont émergées dans d’autres pays. Dans les années 80, il y avait des groupes de heavy metal, quelques groupes de thrash plutôt conventionnels, qui pour certains ont été populaires au niveau local. Mais on n’a jamais eu notre vader, tormentor, rotting christ ou asphyx national, même au niveau des démos.

En fait, j’ai grandi avec une scène qui a produit beaucoup de démos en 1993, dont celle de primordial. Ca a marqué le début d’une véritable scène underground en Irlande. Evidemment, avec le temps, la plupart des activistes de l’époque ont disparu de la scène, mais leur investissement d’il y a 20 ans a été essentiel à la création du mouvement que nous faisons vivre aujourd’hui. Avant notre génération, les hardos n’avaient pas de visée prétendant sortir notre musique des pubs, des soirées entre potes ou desconcerts locaux. Au final, pas mal ont coupé leurs tifs, se sont casés, et ontvendus leurs collections de disques. C’est une chose que j’aie vue se répéter à
l’infini depuis que je me suis intéressé à l’underground. Les gens ont bousillé dans l’œuf leur potentiel. C’est vraiment un des aspects les plus caractéristiques de la scène en Irlande.

A la fin des années 90, lorsque j’ai démarré le label, j’ai vu ça comme la continuation logique de ma passion pour l’underground, qui avait commencé avec le tape trading (échange de cassettes copiées avec des tonnes de démos de groupes obscurs – ndr) au début des années 90, et puis ma participation à différents fanzines un peu plus tard. J’avais aucune idée de ce que ça pouvait signifier que de lancer mon propre label. En plus je venais d’Irlande, où rien de comparable n’existait à ce moment là ! Je me suis lancé avec toute la naïveté du monde en 1999. C’était une époque bizarre dans notre pays, mais petit à petit ça commençait à bouger. Primordial s’est fait signer par un label étranger, et ça les a amenés à jouer un peu sur le continent. Emerald Promotions commençait tout juste à faire venir les groupes en tournée ici en Irlande. Ca a été un truc assez important ! C’est au même moment que Simon, alors bassiste de deströyer 666 (désormais dans assaulter avec Steve Hugues de slaughter lord) a emménagé à Dublin. Tout ça combiné a soudain rendu le Metal underground plus intéressant pour les branleurs que nous étions. On passait notre temps à écouter de la zique en boucle en disant des conneries, et surtout en rêvant de « faire des trucs » liés au Metal.

Voilà, c’était la genèse du label et de son environnement. Les buts ont changé avec les années, tout comme mon attitude vis-à-vis de pas mal de choses. Mais c’est naturel quand on prend de l’âge, je pense. J’ai eu la chance (enfin, libre à nous de se créer sa propre chance) de bosser avec des groupes et des gens excellents. Ca n’a pas toujours été facile, mais j’en retire une grande fierté. 13 ans de label, et je m’éclate encore à le faire !

-Tu sors pas mal de Metal qui lorgne vers les styles les plus extrêmes avec une attitude très sérieuse. Dans les années 90, ça n’était pas aussi populaire qu’aujourd’hui. Considères-tu que Invictus Productions a aidé cette scène désormais portée par negative plane, gospel of the horns witchrist ou diocletian à s’établir au fur et à mesure ? Ces 3 dernières années, tous ces groupes ont vu leur popularité grandir de manière assez sensible.

Depuis toujours j’aime le côté le plus extrême du black et du death metal. J’aime aussi pas mal d’autres styles, ainsi que des trucs qui ne sont pas Metal, mais je dirais que 90% de ce que j’écoute est quand même lié au Metal. Les groupes dont tu parles sont au top en ce moment au niveau de l’underground, du coup on peut les considérer comme des leaders dans une certaine mesure. Cela dit, je ne pense pas qu’Invictus ait « aidé » cette scène. Je pense que ça a plutôt été le rôle d’autres labels. Il y a de vrais meneurs dans la scène qui dictent assez facilement comment les choses doivent être faites dans l’underground. Mais en fait c’est juste comparable à ce que font les plus gros labels, simplement au niveau d’un microcosme… Intéressant paradoxe en soi !

L’Irlande est une petite île, dotée d’une population de métalleux encore plus petite. Evidemment, quand metallica joue ici, 20000 personnes se déplacent, mais ça ne reflète en rien comment les choses se passent réellement. La population de métalleux actifs, qui achètent et se bougent  est minuscule. Du coup on n’a pas d’autre choix que de se tourner vers le marché étranger si on veut survivre. Invictus continuera sur sa lancée, quoiqu’il arrive !

-Certains groupes de black metal ont tendance à s’orienter vers des sonorités progressives, à mélanger des thèmes appartenant au rock occulte à des harmonies bizarres et à des sons crades. Vois-tu un renouveau du Metal extrême au travers de ces groupes ? Tu suis l’underground depuis des années, du coup j’aimerais savoir quels sont tes critères de vieux loup de mer quand il s’agit de signer un groupe sur ton label. Te vois-tu comme un passeur de flambeau assurant un certain avenir de la musique extrême ?

Il y a pas mal de cynisme dans l’underground. Des groupes qui commencent à gagner en succès se font laminer par leurs fans de la première heure. Ces mêmes fans qui adorent black sabbath, iron maiden, ac/dc, twisted sister and des tas d’autres groupes qui vendent des tonnes d’albums ! On dirait que certains ont perdu leur sens de l’ironie ! Le Metal passe par plusieurs phases en termes de ce qui l’influence conceptuellement. Et souvent, quand certains groupes deviennent populaires, d’autres les chambrent en les traitant de vendus. C’est ridicule mais ça ne date pas d’hier, que ça vienne
des groupes ou des fans…

En ce qui concerne un prétendu renouveau, je ne sais pas. Je ne pense pas que des styles comme le death, le black, le thrash, le doom et le black Metal puissent être totalement renouvelés, et ce n’est vraiment pas le but. Jouer de la musique de qualité, c’est tout ce qui compte. De toute façon, ces différents styles évoluent tellement en ce moment en incorporant beaucoup d’éléments différents. Par exemple, dead congregation et dying fetus sont tous les deux des groupes de death metal, et pourtant ils sont diamétralement opposés. Ils auront donc leurs fans respectifs qui se mélangeront très peu au final.

Mon seul et unique critère lorsque je signe un groupe, c’est que j’aime sa musique et que je prenne plaisir à l’écouter pour moi-même. Evidemment il arrive que mon enthousiasme à l’écoute d’une démo ou d’une répète d’un groupe soit un peu déçu par ce qui vient ensuite. Mais peu importe, du moment que je ressens quelque chose. Il faut que ça m’interpelle quelque part. Les goûts sont évidemment subjectifs, et je comprends que des gens n’apprécient pas mes sorties autant que moi, mais c’est leur problème, pas le mien. Et bien sur, je préfère certaines de mes sorties à d’autres, mais c’est normal.

Je ne me considère pas comme un passeur de flambeau, non. Je me vois d’abord et avant tout comme un fan. C’est clair qu’après 13 ans de bons et loyaux services avec le label, c’est cool de voir que j’ai eu un peu d’importance et d’impact, même si ça reste très minime et confidentiel.

-A côté du label, tu as ouvert Into The Void Records un magasin de disques spécialisé dans le Metal avec un collectif de personnes, de groupes, d’organisateurs de concerts. Pourrais-tu nous en dire plus à ce sujet ? Vous organisez aussi des concerts unplugged avec des groupes de Metal extrême…

Into The Void Records est probablement le petit truc le plus cool qui soit arrivé dans l’Histoire du rock en Irlande, toutes scènes confondues. A part deux gars plus jeunes, on a tous fait nos armes dans l’underground irlandais depuis la fin des années 80, et on a tous été actifs avec nos projets personnels depuis des années. Une fois que la boutique de Sentinel Records a fermé en juin 2010, on a tous ressenti un vide. La même année, Rob de vomitor a déménagé de manière permanente en Irlande, et s’est lancé à plein temps dans le tatouage. Du coup on a eu l’idée de lancer une boutique mélangeant la musique et le tatouage, et ça a fini par se faire.

On a un petit magasin sympa dans le centre de Dublin, et dans la cave on peut organiser de petits concerts avec peu de public. Par exemple on a eu Patrick Walker (ex warning, 40 watts sun), Kimi Kärki (ex reverend bizarre, lord vicar), the Ra Al Dee Experience (formé avec des membres de necros christos), et aussi des groupes locaux comme fern floor, woven skull, bloody kisses (groupe reprenant du type o negative), etc. La boutique est faite pour les métalleux, les punks, les fans de rock. Tout le monde peut venir passer un bon moment, et puis on a déjà organisé des soirées sympatoches depuis à peine un an d’activité. Les temps sont durs economiquement en Irlande en ce
moment, et ouvrir un magasin de disques à une époque où le concept est en train
de crever, c’était plutôt couillu. Mais nous l’avons fait pour nous, et on verra bien comment ça tient la route.

-The dubliners, thin lizzy, the chieftains, Rory Gallagher ont œuvré dans le monde entier pour la reconnaissance de la musique made in Ireland. Mais en ce qui concerne les artistes d’aujourd’hui, j’ai l’impression qu’aucun ne bénéficie de la reconnaissance que ces prédécesseurs ont eue et bien méritée. Quels sont les groupes irlandais qu’on devrait surveiller de plus prêt d’après toi ? Vous recevez du soutien de la part des medias irlandais avec la boutique, le label ?

Depuis les années 90, l’Irlande est dominée par la pop de merde. L’Histoire du rock de ce pays est toujours restée un peu à la marge, et je ne parle même pas du Metal,  qui est complètement ignoré. Du coup il y a forcément un côté underground qui a prédominé. A mon avis, aucun groupe actuel ne recevra autant de reconnaissance que les groupes que tu as cités. Mais ça n’empêche pas qu’il y ait encore de la bonne musique composée chez nous.

Pour le rock, je recommande wizards of firetop mountain. Ca démonte dans le genre hard rock 70’s avec une touche de doom. Ca pète en concert, c’est bien énergique.

Brains est un autre bon groupe. Ils sont un peu plus variés, dans la lignée de Roky Erickson.

En plus extrême zom est aussi très bon et a pris l’underground par surprise avec son death metal bien cradingue.

A mon avis ce sont les 3 groupes irlandais actuels qui valent le coup.

Les medias irlandais généralistes se sont intéressés à notre boutique Into The Void Records quand on l’a ouverte. C’est normal, on montre quelque chose de cool, de positif dans un pays en crise qui s’est baisé lui-même la gueule économiquement. En dehors de ce côté « histoire sympa » à mettre en avant, les medias se foutent un peu d’en savoir plus sur nos activités. Mais bon de temps en temps ils font un papier sur nous. Ca n’a pas vraiment eu d’impact sur notre popularité. On s’y attendait de toute façon, vu que les métalleux plus orientés vers le mainstream ne suivent pas cette musique de manière aussi pointue que nous, qui sommes tombés dans la marmite depuis des lustres.

-Avant de te quitter, je voulais que tu nous parles un peu de ton actualité avec Invictus Productions et Into The Void Records (albums, concerts). A plus et santé l’ami !

Santé Nathaniel ! Merci pour cette interview. Pour le moment, j’attends que les albums de reveal ‘Nocturne of Eyes and Teeth’ et d’occultation ‘Three and Seven’ arrivent de l’usine de pressage.

Ensuite il y aura le nouveau mini album de gospel of the horns ‘ceremonial conjuration’ normalement en été. Et puis aussi l’album de chapel ‘satan’s rock’n’roll’. Plus tard dans l’année je prévois de sortir le troisième album de vomitor ‘the escalation’, ainsi que celui de slutvomit ‘swarming darkness’. J’ai d’autres projets en cours, mais encore trop incertains pour être confirmés maintenant.

On a aussi des concerts prévus avec des groupes locaux dans la cave de la boutique d’Into The Void Records, et nous ferons très certainement quelque chose de spécial à l’occasion du festival de doom Dublin Doom Days en septembre

http://invictusproductions.net/

http://intothevoidrecords.com/

 

 

Agenda concert – MAJ 02/02/2012

Featured

ACCEPT + Guest
6 avril - Paris, Bataclan

ANATHEMA
2 mai – Paris, Bataclan

ANIMALS AS LEADERS
3 avril – Paris, Batofar

ARCH ENEMY
21 octobre – Paris, Bataclan

ASKING ALEXANDRIA
16 février – Strasbourg, Laiterie
17 février – Lyon, Ninkasi Kao
18 février – St Ave, Echonova

BLACK SABBATH
19 juin – Paris, Bercy

CANNIBAL CORPSE + BEHEMOTH + LEGION OF THE DAMNED + MISERY INDEX  (Full Of Hate Tour)
13 février - Paris, Bataclan

DAGOBA
21 avril – Paris, Divan du Monde

DELAIN
11 mai – Paris, Alhambra

DEVILDRIVER
18 juin – Toulouse, Bikini
19 juin – Vauréal, Forum
20 juin – Rouen, 106

DREAM THEATER + PERIPHERY
3 février - Paris, Zénith

ENSLAVED
2 mars – Lyon, CCO Vileurbanne
3 mars – Saint Nazaire, VIP
4 mars – Poitiers, Confort Moderne
6 mars – Paris, Divan du Monde

EPICA
13 avril – Lyon, Transbordeur
24 avril – Toulouse, Bikini
25 avril – Bordeaux, Théâtre Barbey
29 avril – Paris, Bataclan

ETHS
2 mars – Mons, Onair
4 mars – Cambrai, Betizfest
9 mars – Montpellier, Secret Place
10 mars – Istres, Usine
16 mars – Nantes, Ferrailleur
23 mars – Tunis, Coupole
30 mars – Strasbourg, Laiterie
31 mars – Montbelliard, Atelier des Moles
6 avril – Gerzat, Metal Arvenne
7 avril – Beauvais, Ouvre Boite
8 avril – Limoges, CC John Lennon
14 avril – Annecy, Brise Glace
20 avril – Durbuy, Rock Festival
12 mai – Vitry le François, Orange Bleue
18 mai – Paris, Cabaret Sauvage
19 mai – Hennin Beaumont, Escapade

GOJIRA
19 avril – Lille, Aéronef (Festival Paradis Artificiels)

GUNS N’ROSES
5 juin – Paris, Bercy
10 juin – Lyon, Halle Tony Garnier
11 juin – Strasbourg, Zénith
14 juin – Toulouse, Zénith
18 juin – Montpellier, Park & Suites Arena
19 juin – Toulon, Zénith

HELLFEST (Black Sabbath, Lamb Of God, Hatebreed, Children of Bodom, Dimmu Borgir etc etc)
15+16+17 juin – Clisson

HELMET
11 mars – Angoulème, La Nef
13 mars – Lyon, Ninkasi Kao
30 mars – Paris, Nouveau Casino
31 mars – Roche Sur Yon, Fuzz’yon

KILLING JOKE
13 avril – Paris, La Cigale
14 avril – Strasbourg, Laiterie
16 avril – Toulouse, Bikini
19 avril – Lyon, Transbordeur

KORN
12 mars – Paris, Bataclan

LOFOFORA + TAGADA JONES
21 mars – Bordeaux, Théâtre Barbey
20 avril – Paris, Alhambra

METALLICA
12 mai – Paris, Stade de France

MOTLEY CRUE
18 juin – Paris, Zénith

NAPALM DEATH
4 mars – Paris, Maroquinerie

NIGHTWISH + BATTLE BEAST + GUEST
17 avril - Paris, Bercy
18 avril – Nantes Zenith
20 avril – Lyon Halle Tony Garnier

OBSCURA + GOROD + SPAWN OF POSSESSION + EXIVIOUS
27 mars – Toulouses, Aéro
28 mars – Nantes, Ferrailleur
29 mars – Paris, Glazart
30 mars – Dunkerque, 4 écluses
31 mars – Rouen, 106

PRIMUS
27 mars – Paris, Zénith

RAMMSTEIN
06 mars - Paris, Bercy (complet)
07 mars - Paris, Bercy

RED HOT CHILI PEPPERS
30 juin - Paris, Stade De France

SCORPIONS
30 mars – Amiens, Zénith
1 avril – St Etienne, Zénith
2 avril – Chambery, Le Phare
4 avril – Caen, Zénith
6 avril – Rennes, Parc des expos
7 avril – Brest, Parc des expos
9 avril – Lille, Zénith
10 avril – Reims, Parc des expos
12 avril – Limoges, Zénith
13 avril – Pau, Zénith
26 mai – Nice, Nikaia
28 mai – Le Mans, Antares
30 mai – Clermont Ferrand, Zénith
2 juin – Nancy, Zénith

SICK OF IT ALL + Guests
24 juin – Paris, Glaz’art

SONISPHERE
6+7+8 juillet – Amnéville, Snowhall Park

SOUNDGARDEN
29 mai – Paris, Zénith

STEEL PANTHER
25 mars – Paris, Maroquinerie

STEVEN WILSON
4 mai – Paris, Trianon

TARJA + GUESTS
21 février – Toulouse, Bikini
22 février – Lyon, Transbordeur
24 février – Strasbourg, Laiterie
28 février - Paris, Bataclan

TEXTURES
28 mars – Strasbourg, Laiterie
29 mars – Montpellier, Secret Place
1 avril – Toulouse, Aero

THE BLACK DAHLIA MURDER + GUESTS
05 février - Paris, Nouveau Casino

THIN LIZZY
14 février – Toulouse, Bikini
15 février – Marseille, Espace Julien
17 février – Lyon, Transbordeur

WASP
5 novembre – Paris, Bataclan
6 novembre – Toulouse, Bikini
14 novembre – St Etienne, le Fil
15 novembre – Strasbourg, Laiterie

Nouveau single de Nightwish!

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C’est hier, le 7 novembre, que « Storytime », le 1er single issu du nouvel album de Nightwish Imaginaerum, a été diffusé sur la radio finlandaise Radio Rock. « Storytime » sortira en single chez Nuclear Blast le 11 novembre.

Best-of de Rammstein et nouveau single!

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Le 6 décembre prochain sortira Made In Germany 1995-2011, le best-of de Rammstein. Le best-of sortira sous 3 formats différents:
- Standard Edition: CD Digipak – Best Of Album
- Special Edition: 2-CD Digipak – Best Of Album and Best Of Remixes
- Super Deluxe Edition: 2-CD (Best Of Album and Best Of Remixes) et 3 DVDs (incluant toutes les vidéos du groupe) inclus dans un coffret en acier avec un booklet de 240 pages.
Pour l’occasion, Rammstein sortira un nouveau single « Mein Land », le 14 novembre prochain. Celui-ci sera disponible en version 4 titres via iTunes et comprendra, outre des remixes des BossHoss et de Mogwai et le clip de « Mein Land », un nouveau morceau inédit, « Vergiss Uns Nicht ».

Metallica et Lou Reed en live!

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Hier soir, le 8 novembre, dans l’émission « Later… With Jools Holland », Metallica et Lou Reed ont joué 2 titres en live: « Iced Honey » issu de l’album Lulu et « White Light/White Heat » du Velvet Underground.


GOJIRA signe chez Roadrunner!

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La nouvelle vient tout juste de tomber: Gojira a signé un contrat avec Roadrunner.
Gojira enregistrera son nouvel album à New York, où se trouve le siège de Roadrunner, avec une sortie prévue pour le printemps 2012. Joe Duplantier co-produira l’album avec Josh Wilbur (Lamb Of God).
« Je suis devenu un gros fan de Gojira depuis leur monumental album “From Mars To Sirius” et je les ai traqués depuis », indique Monte Conner (directeur artistique de Roadrunner). « Je suis très heureux de les accueillir enfin au sein de notre famille. Gojira est un des meilleurs groupes de metal aujourd’hui, grâce à un son et un style qui leur est propre. Leurs concerts sont une expérience hors du commun grâce à leur niveau de jeu, leur intensité sur scène et l’impression d’avoir Godzilla qui vous met un coup de savate en pleine poitrine. »

BLACK SABBATH se reforme!

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Les rumeurs allaient bon train, c’est donc vendredi 11 novembre que la nouvelle est tombée: Black Sabbath se reforme avec son line up originel (Ozzy Osbourne, Tony Iommi, Geezer Butler et Bill Ward) pour un nouvel album (le 1er en 33 ans) et une tournée mondiale en 2012! Le nouvel album sera produit par Rick Rubin (Metallica, Slipknot, System Of A Down, Red Hot Chili Peppers etc) et le groupe espère commencer son enregistrement en janvier 2012 pour une sortie à l’automne. Le groupe se produira à Bercy le 19 juin 2012 quelques jours après sa préstation au Hellfest.
Voici un extrait de la conférence de presse que le groupe a donné au légendaire Whisky a Gogo à Los Angeles.

Le nouveau Lamb Of God arrive.

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Resolution, le successeur du dernier album de Lamb Of God Wrath nominé aux Grammy Awards, sortira le 23 janvier 2012. Resolution, produit par Josh Wilbur (le producteur du prochain album de Gojira), inclut 14 titres présentés dans un digipack dont l’artwork a été conçu par Ken Adams. L’album a été enregistré dans plusieurs studios en Virginie et à New York.
Le groupe se prépare pour une tournée mondiale qui durera 2 ans.
Le track-listing de Resolution:

1. Straight for the Sun
2. Desolation
3. Ghost Walking
4. Guilty
5. The Undertow
6. The Number Six
7. Barbarosa
8. Invictus
9. Cheated
10. Insurrection
11. Terminally Unique
12. To The End
13. Visitation
14. King Me

Un nouveau best-of de Mötley Crüe!

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A quelques jours de sa tournée anglaise en co-tête d’affiche avec Def Leppard, Mötley Crüe s’apprête à rééditer – en éditions limitées – l’intégralité de son catalogue, le groupe ayant réussi à reprendre les droits sur tous ses disques, restés bien trop longtemps absents du marché français.

Too Fast For Love, Shout At The Devil, Theatre of Pain, Girls Girls Girls et Dr Feelgood, des albums qui ont marqué et influencé plusieurs générations de fans de rock et de hard rock vont donc être à nouveau disponibles sous les formats suivants :

- CD « Vinyl replica » (paper sleeve) avec un livret de 16 pages

- CD standard avec un livret de 5 pages

- vinyle 180 g « Gatefold »

Quatre autres galettes, Motley Crue, Generation Swine, New Tattoo et Live:Entertainment or Death seront quant à elles disponibles en CD standard uniquement.

Cette brouette de rééditions sera accompagnée par la sortie d’un Motley Crue’s Greatest Hits dont la version « Deluxe » contiendra un DVD en bonus présentant des titres live enregistrés lors du Crüe Fest.

The Greatest Hits CD :

1) Too fast For Love

2) Shout At The Devil

3)Looks That Kill

4 )Too Young To Fall In Love

5) Smokin In The Boys Room

6) Home Sweet Home

7) Wild Side

8) Girls, Girls, Girls

9) Dr Feelgood

10) Kickstart My Heart

11) Same Ol’ Situation

12) Don’t Go Away Mad (Just Go Away)

13) Without You

14) Primal Scream

15) Sick Love Song

16) Afraid

17) If I Die Tomorrow

18) Saints Of Los Angeles

19) The Animal In Me (Remix)

The DVD (live / Crüe Fest)

1) Intro/Enter Stage

2) Kick Start My Heart

3) Wild Side

4) Shout At The Devil

5) Vince talks to crowd

6) Saints Of Los Angeles

7) Mick Guitar Solo

8) Don’t Go Away Mad

9) Same Old Situation

10) Nikki Talks

11) Primal Scream

12) Girls Girls Girls

13) Dr. Feel Good

14) Home Sweet Home

15) Band bows / Credit Scroll

L’ensemble du catalogue de Mötley Crüe sera disponible en France à compter du 5 décembre sur Mötley Records / Eleven Seven Music (distribution EMI)

En 2008, Nikki Sixx (basse), Mick Mars (guitare), Tommy Lee (batterie) et Vince Neil (chant) – le line-up original de Mötley Crüe – avaient fait un retour fulgurant au sommet des hit-parades avec Saints of Los Angeles, Un disque qui avait également marqué le lancement du Crüe Fest, un festival itinérant qui a attiré plus d’un demi-million de spectateurs aux Etats-Unis.

En 2009, pour la seconde édition du Crüe Fest, le quatuor interprétait l’intégralité de l’album Dr Feelgood, fêtant ainsi le 20ème anniversaire de ce disque. La même année Mötley Crüe faisait son grand retour en France à l’occasion d’un concert unique au HellFest !

Pour l’heure, Mötley Crüe – qui a vendu plus de 80 millions de disques à travers le monde – est donc paré pour envahir le Royaume Uni (avec Def Leppard et Steel Panther) :

6/12 – Birmingham NIA

8/12 – Nottingham Capital FM Arena

9/12 – Glasgow SECC

11/12 – Manchester MEN Arena

13/12 – Sheffield Motorpoint Arena

14/12 – London Wembley Arena

Le groupe sera de retour en Europe au printemps 2012 pour une tournée qui passera par plusieurs villes de l’Hexagone. Plus d’info très bientôt…

Un titre inédit de Metallica!

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Metallica célèbre cette semaine ses 30 ans de carrière. Pour l’occasion, le groupe va donner 4 concerts privés pour son fan club dont le 1er a eu lieu le 5 décembre au Fillmore de San Francisco. C’est à cette occasion que le groupe a joué pour la 1ère fois en live un titre inédit issu des sessions de l’album Death Magnetic intitulé « Hate Train ». « Hate Train » a été envoyé à tous les membres du fan-club par email.

Un 2nd titre inédit de Metallica dévoilé!

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Après « Hate Train » il y’a quelques jours, Metallica vient de dévoiler un second titre inédit issu des sessions de Death Magnetic.
Celui-ci s’intitule « Just A Bullet Away » et sonne plutôt très bien.

Et voici la version live au Fillmore de San Francisco

Un 3ème titre inédit de Metallica!

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Hier soir, le 9 décembre, toujours au Fillmore de San Francisco, alors que le groupe y célèbre ses 30 ans, Metallica a joué un 3ème titre inédit issu des sessions de Death Magnetic, intitulé « Hell And Back ». En proposant tous ces nouveaux titres à son public, Metallica s’impose définitivement comme un groupe à part qui n’aura jamais fait comme les autres. Respect total.

4ème titre de Metallica dévoilé!

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Incroyable! Metallica n’en finit pas de dévoiler des titres inédits issus des sessions de Death Magnetic. Après « Hate Train », « Just A Bullet Away » et « Hell And Back », c’est le 10 décembre que le groupe a joué en live (toujours au Fillmore de San Francisco), « Rebel Of Babylon », le 4ème titre inédit. Grandiose!

Et voici la version live:

Nouveau EP digital de Metallica!

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C’est aujourd’hui, le 13 décembre, que sort sur iTunes, en téléchargement légal, Beyond Magnetic, le nouveau EP 4 titres de Metallica. Celui-ci regroupe les 4 titres inédits issus des sessions de Death Magnetic que le groupe a joué en live la semaine dernière au Fillmore de San Francisco: « Hate Train », « Just A Bullet Away », « Hell And Back » et « Rebel Of Babylon ».

Le Folk Metal à l’honneur !

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Découvrez toute la magie du Folk Metal d’Eluveitie

Une fois de plus Eluveitie nous délivre un album époustouflant. Le Folk Metal n’a jamais été aussi excitant ».
Après deux albums qui ont imposés le groupe sur la scène Folk-Metal, les Suisses d’Eluveitie sont de retour avec une œuvre qui risque fort d’asseoir leur popularité, voire de la faire exploser. « Helvetios » est de ces disques dont on sent qu’ils ont tous les ingrédients pour cartonner.

Guns N’Roses en tournée en France!

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Ca faisait des années qu’on attendait ça! Guns N’Roses se produira enfin en France pour une tournée digne de ce nom puisque le groupe (enfin Axl et sa bande) donnera pas moins de 6 concerts en France!
Le 5 juin à Paris (Bercy), le 10 juin à Lyon (Halle Tony Garnier), le 11 juin au Zénith de Strasbourg, le 14 juin au Zénith de Toulouse, le 18 juin au Park & Suites Arena de Montpellier et le 19 juin au Zénith de Toulon.
Welcome to the Jungle guys!

NECROWRETCH signé par CENTURY MEDIA

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NECROWRETCH signé par CENTURY MEDIA.

Cocorico! Depuis le début des années 90 il est rarement arrivé qu’un groupe français officiant dans le métal de la mort qui tue soit signé par un des plus gros labels metal internationaux. Nous félicitons Vlad et Amphycion pour leur détermination et pour cette opportunité unique.

 

Vlad: « Nous sommes évidemment très heureux de rejoindre la famille CENTURY MEDIA, dans laquelle nous nous sentons déjà très bien reçus. Nous sommes convaincus que cette collaboration est une chance unique de travailler dans les meilleures conditions avec des gens passionnés et expérimentés. Nous sommes impatients d’achever notre travail pour le premier album de NECROWRETCH. Ca va tuer! Nous remercions Jens Prüter (directeur de CENTURY MEDIA Europe), Philipp Schulte et Jerry Maréchal (A&R de CENTURY MEDIA Europe) pour leur confiance et dévouement envers nous.« 

Ca démarre fort pour le groupe qui va déjà ouvrir pour ASPHYX, SONNE ADAM et BLIZZARD le 10 mars à Essen, en Allemagne. Ce concert sera l’ocasion pour eux de sortir officiellement leur nouveau EP, sous la bannière de DETEST records cette fois-ci.

trailer du EP de NECROWRETCH à paraître chez DETEST records en mars 2012

NECROWRETCH est dores et déjà confirmé à l’affiche de l’édition des 20 et 21 juillet 2012 du HELLS PLEASURE festival en Allemagne, avec entre autres ANGEL WITCH, MIASMAL, SONNE ADAM, SOLSTICE, MIDNIGHT, KETZER, MORBUS CHRON, etc

Pour en savoir plus:

http://www.facebook.com/NecroWretch

http://necrowretch.net/

 

Et pour les curieux, sachez qu’Amphycion est aussi actif dans SANCTUAIRE, un excellent groupe de heavy metal français dans la lignée des MALEDICTION, DEMON EYES et autres H-BOMB ou VULCAIN.

L’album « L’empreinte de Lucifer » est toujours disponible auprès du groupe ou de son label, EMANES METAL records.

SANCTUAIRE – orage de cuir

http://www.myspace.com/sanctuaireforce

http://www.facebook.com/pages/Sanctuaire-Heavy-metal/190930000946997?sk=wall

http://emanesmetalrecords.com

 

INVERLOCH

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dISEMBOWELMENT. Si vous vous rappelez de ce groupe et de son album « transcendance into the peripheral » qui forgea un alliage indestructible de death et de doom en 1993, ça veut dire que l’alcool ne vous a pas encore tout fait oublier depuis le temps… Mais ça veut dire aussi que vous allez sauter au plafond en apprenant que certains membres de ce groupe atypique, et très influent sur la vague de funeral doom, ont formé il y a peu une nouvelle entité sous le nom d’INVERLOCH.

On y retrouve le côté éthéré et progressif mélangé à la lourdeur et au death metal le plus guttural. Un groupe aux sonorités aériennes et terrestres, tour à tour vaporeux ou lourd comme mes blagues…

Bref, INVERLOCH va sortir son premier album au doux nom de DUSK/SUBSIDE sur RELAPSE records. Prévoyez de pouvoir acquérir la chose à partir du 16 avril en Europe.

Pour vous affamer:

INVERLOCH album preview sur youtube

http://www.facebook.com/InverlochOfficial

le chanteur de MUNICIPAL WASTE invité sur l’album de PASADENA NAPALM DIVISION

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Tony Foresta, chanteur de MUNICIPAL WASTE a posé sa voix délicate et subtile sur l’album à paraître de PASADENA NAPALM DIVISION. Il a même écrit les paroles d’un morceau, en plus de pousser la gueulante ici et là dans de jolis chœurs digne des petits chanteurs à la gueule de bois. Ce nouveau groupe est formé de vieux de la vieille de la scène thrash/crossover puisque son line-up se décline comme suit:

Kurt Brecht (D.R.I.) – Chant
Greg Martin (DEAD HORSE) – Guitare/choeurs
Ronny Guyote (DEAD HORSE) – Batterie/choeurs
Scott Sevall (DEAD HORSE) – Guitare/choeurs
Bubba D. (VERBAL ABUSE) – Basse/choeurs

Pour vous faire une idée du style pratiqué par le groupe, voilà un morceau tiré de leur EP daté de 2010

PASADENA NAPALM DIVISION – spell it out (EP 2010)

 

 

 

 

Cliff ‘ em all

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Aujourd’hui un fan des MISFITS, maigrichon et incroyablement doué à la basse aurait eu 50 ans.

Zombin laden. Ils l’ont fait!

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Certains se souviennent très certainement de cette ultra poilant faux trailer présenté lors d’un festival de courts-métrages…

ZOMBIN LADEN, THE AXIS OF EVIL DEAD

 

Et bien, ça y est, les ricains se sont mis à en faire un VRAI film. Leur Zombin Laden à eux s’appelle OSOMBIE, mais ça promet d’être largement moins funky, voire complètement daubesque tellement ça semble manquer cruellement d’humour. A vous de juger.

OSOMBIE

Oh oui HUNTRESS fais moi mal

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Voix sévèrement burnée, plastique à faire bander un mort et gros riffs qui tracent dans une ambiance occulte et malsaine. HUNTRESS débarque sur NAPALM records et s’apprête à faire de vous son trophée de chasse.

Sortie prévue de l’album Spell Eater le 27 avril.

Formé sous l’égide de Jill Janus et composé de barbus et autres moutachus ayant sué dans des groupes tels que SKELETONWITCH, PROFESSOR et DARK BLACK, HUNTRESS est un nouveau groupe. Mais l’expérience est bel et bien là.

HUNTRESS – Eight of Swords | Napalm Records

Ah et n’emmerdez pas la demoiselle quand elle a des règles douloureuses. Elle n’a pas l’air commode. Mais bon, il y en a qui doivent aimer ça.

KREATOR revient

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Enfin, ça fait un moment déjà, mais là ils se pointent avec un nouvel album au doux nom de Phantom Antichrist (tout un programme en ces temps de crise!). Ils ont pas l’air contents et devraient nous faire saigner des gencives à grands coups de riffs et de pieds avec cette nouvelle galette.

 

Ce joli dessin enrobant un vrai disque plein de jolies mélodies suaves sera disponible à partir du 1er juin.

Plus de détails ici: http://kreator-terrorzone.de/

 

DOWN une grosse actualité

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Jimmy Bower, batteur de DOWN annonce que l’enregistrement du prochain album du groupe, provisoirement intitulé IV, est terminé depuis le 9 février. Le temps que le mixage, le mastering et l’artwork soient complétés, il est très probable que la galette soit disponible aux alentours de mai/juin 2012.

Entre temps, DOWN s’est fixé pour but d’enregistrer une série de 4 EP’s tournant autour des différents aspects sonores du groupe. D’après Anselmo, « ça sonnera comme du doom très pur ». Pas étonnant, quand on voit que les influences mentionnées par le groupe sont BLACK SABBATH, SAINT VITUS et WITCHFINDER GENERAL.

les titres qui apparaîtront sur ce premier EP sont:

01. Levitation
02. Witchtripper
03. The Misfortune Teller
04. The Curse Is A Lie
05. Open Coffins
06. This Work Is Timeless

Le groupe trouve l’idée plus relaxante et pratique. Enregistrer une pognée de titres et faire coller une image, un artwork (réalisé par le guitariste Pepper Keenan) dessus et au final faire que les 4 Ep’s forment un tout cohérent représentant les différentes facettes du groupe apparaît comme une approche assez fraîche et stimulante pour la créativité de ses membres.

Comme une tournée est prévue en Europe, il est fort probable que l’on voie DOWN rôder chez nous en 2012.

site officiel de DOWN

facebook de DOWN

 

Dis moi oui Andy

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Andy Rehfeldt est le malicieux personnage qui a pris pour habitude de mettre son talent de musicien au service de la blague de potache.

Il sait comme personne transformer des classiques du Metal en mélodies enfantines, et pervertir du Louis Armstrong ou du Céline Dion en death metal sanguinaire et ravageur.

Depuis que j’ai entendu sa version incroyablement mignonne et sucrée du Angel of death de SLAYER, je ne peux lus écouter l’originale sans penser à ça:

SLAYER – Angel of death / Disney version
Pour vous poiler en vous extasiant devant tant d’efforts vous pouvez aller faire un tour sur la chaîne Youtube d’Andy.

LONEWOLF à la tête de l’armée des damnés

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Le groupe des grenoblois a le vent en poupe en ce moment, et sait forger le fer avec efficacité et rapidité depuis la sortie de son excellent Made in Hell en 2008. Bien des échelons ont été gravis depuis, et LONEWOLF démontre que c’est une force sur laquelle il faut désormais compter dans le monde du heavy speed sévèrement burné à la sauce teutonne (vous savez bien: GRAVE DIGGER, RUNNING WILD, PARAGON, etc). Pour vous persuader, allez jeter une oreille sur la gifle qu’est The dark crusade, sorti en 2009, et désormais fraîchement réédité par le nouveau label du groupe: NAPALM records.

C’est le 30 mars 2012 que le nouvel opus dénommé Army of the damned sera lâché dans la gueule de la meute de loups affamés que nous sommes. Pour vous faire saliver des babines, sachez que Monsieur Blaze Bayley (BLAZE BAYLEY BAND, WOLFSBANE, ex IRON MAIDEN) a participé, ça et là, de sa voix à ce nouvel album de LONEWOLF.

http://www.facebook.com/lonewolfdivision

SERPENT SAINTS, la Danoisie en folie

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Vous avez mangé chaud en écoutant le dernier album d’ARTILLERY? Vous avez aimé la voix de son chanteur Søren Adamsen? Et bien, voilà le bougre qui remet le couvert avec un groupe de bon vieux heavy metal des familles: SERPENT SAINTS.

L’album All things metal vient de sortir fraîchement chez EMANES METAL records.

Pour vous faire une idée; voici un lien vers le morceau intitulé « Rising« .

SERPENT SAINTS – Rising

http://www.facebook.com/officialserpentsaints

SAXON c’est bon pour toi

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La bande de l’intrépide Biff Byford remet le couvert en sortant un best of pas piqué des vers. SAXON c’est un peu la moto Triumph vintage qui roule sa bosse dans la scène sans relâche et qui fait toujours plaisir à voir.

Ce groupe joue régulièrement dans les festivals européens, et notamment au Wacken Open Air. Du coup, SAXON sort une compilation en DVD de ses prestations dans ce festival qu’ils fréquentent depuis déjà de nombreuses années.Ca s’intitulera assez logiquement Saxon – Heavy Metal Thunder – Live – Eagles Over Wacken.

Biff Byford: »La première fois qu’on à joué au Wacken Open Air, c’était un petit festival, dans un petit champ, organisé avec fougue et passion. Depuis, c’est devenu une icône des festivals de Metal d’aujourd’hui, tout comme le festival de Donington l’était dans les années 80. »

Pour vous donner une idée de la classe que dégage le groupe quand il  joue devant des dizaines de milliers de fans, vous pouvez vous esbaudir les mirettes devant cette appétissante vidéo, tirée de leur prestation au Wacken, en 2007.

<iframe width= »420″ height= »315″ src= »http://www.youtube.com/embed/F-WPEeHXT_A » frameborder= »0″ allowfullscreen></iframe>

 

Et maintenant mon article va ressembler à une veste à patches. Mais quels jolis patches! Ils vous diront tout sur le contenu du best of Saxon – Heavy Metal Thunder – Live – Eagles Over Wacken. Encore plus chargé ras la gueule que la cuisine de nos grand-mères adorées!

Comment ne pas dire youpi? Et comment ne pas exulter de joie quand on sait que, dans leur grande mansuétude, les Britanniques ont décidé de sortir une version limitée à 1000 exemplaires de l’objet. C’est la « Golden Ticket/D2C – Direct to Consumer Box ». Dans cette box spéciale, il y aura 10 (oui seulement 10!) golden tickets qui se baladeront et qui donneront le droit à leur heureux détenteur d’assister gratuitement à n’importe quel concert de SAXON dans le monde (en dehors des festivals).

Les 990 autres personnes qui auront le silver ticket, pourront aller en ligne bénéficier de bonus exclusifs. Personne n’est perdant au final.

Pour les curieux, voilà les différents formats dans lesquels le best of sera disponible.

 

Il ne reste plus qu’à attendre la sortie officielle en Europe le 20 avril 2012.

INFERNÖ Records

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Voilà un tout jeune label français encore confidentiel, mais qui a su en peu de temps se faire un nom synonyme de qualité et de passion pour le métal à l’ancienne qu’il soit heavy, thrash ou death.Fabien, qui tient les rennes d’INFERNÖ records se livre à nous pour présenter, sans ambages, sa vision des choses.

1-Fabien, peux tu rapidement te présenter et nous dire quand le virus du métal t’a infecté pour la première fois? Quand-est-ce que tu es passé du statut de fan à celui de chevelu qui tient son propre label?

Salut Nathaniel ! Ok, vite fait, ça m’a réellement pris en 1982 quand je suis tombé sur « The Number Of The Beast » qui venait tout juste de sortir… j’avais 12/13 ans… mais auparavant, j’avais déjà accroché au « I was made for loving you » de Kiss en 1979 et « Love is All » de Butterfly Ball (avec Roger Glover et le légendaire Ronnie James Dio) encore un peu avant, en 1974… les prémices avant LA révélation IRON MAIDEN.. Le label est beaucoup récent, mais avant ça, j’ai fait un zine de 1989 à 1996 ainsi que plusieurs petites distro underground… Je pense que l’envie de faire partie de cette scène est la motivation première, celle aussi de pouvoir découvrir des groupes de partout… aussi bien avec le zine que maintenant avec le label.. l’aspect financier n’est pas le facteur déterminant puisque le label n’est pas mon job…

 

2- INFERNÖ records est un label assez récent, mais tu n’est pas un nouveau venu. Tu avais un label plus orienté vers le métal extrême auparavant. Peux-tu nous dire ce qui t’a motivé à finalement donner le jour à INFERNÖ après toutes ces années d’activisme?

Oui je vois ce que tu veux dire avec le label orienté plus metal extrême.. En fait, celui-ci a commencé après une période d’inactivité assez longue dans l’underground car j’avais à l’époque des préoccupations personelles plus importantes.. En fait, l’idée de faire un label vraiment old-school comme INFERNO date de ce moment là, mais à l’époque, les premiers contacts que j’ai pu avoir étaient plus orientés metal-extrême.. d’où cette orientation de l’époque… ceci dit j’aime aussi des groupes metal-extrême .. sinon le passage à INFERNO Records en tant que tel, s’est fait le jour où j’en ai eu marre de cette scène metal extrême qui à mon sens tourne en rond…. et je me suis dit « fais vraiment ce qu’il te plait, si ça marche tant mieux, sinon.. ben fuck you all » lol !

3- Les groupe signés sur ton label sont assez variés, mais semblent avoir pour dénominateur commun d’officier dans le old school. Ca marche au coup de coeur tes signatures? Le fait que tu aies TYRANEX dans ton écurie a-t-il permis à INFERNÖ de gagner encore plus d’exposition et de respectabilité au vu du succès grandissant de ce groupe dernièrement?

Oui effectivement, les signatures se font au coup de coeur… je ne veux sortir que des prods/groupes qui me bottent à fond… musicalement comme humainement.. les deux facteurs sont importants.. Un groupe peut être excellent, si en face je dois discuter avec des trou-du-culs, alors je zappe… TYRANEX ? effectivement en Janvier ils ont fait le festival METAL ASSAULT en Allemagne et aussi le POUNDING UNION METAL en Espagne… beau coup promo! Je ne peux pas me plaidre de ça, c’est sûr que ce ne peut être que positif pour le label

 

 

TYRANEX sur Youtube

 

4- Quel est ton regard sur la scène métal d’aujourd’hui? Même question concernant la scène française, puisque tu en soutiens quelques groupes comme ELVENSTORM ou CRUSHING BLOW. Quels sont les labels actuels avec lesquels tu te sens le plus d’affinités?

Je pense que la scène metal (internationale) a su bien survivre au fléau Grunge/Indus des 90′s qui avait quasiment enterré le style… De nouveaux groupes se créent tous les jours en respectant les bases du genre, retour aux sources, au style des 80′s…. et ça, ça fait plaisir à voir et à entendre ! Il y aussi un certain retour au l’esprit DIY.. et ça c’est cool… car le metal n’est pas qu’un putain de business… Sinon la scène Française à mon avis ne se porte pas si mal au niveau des groupes.. Comme tu les soulignes, les deux meilleurs (lol !!! à prendre au second degré !) sont chez INFERNÖ Records mais il y en a d’autres qui assurent vraiment bien comme les vétérans ADX, KILLERS, VULCAIN bien sûr mais les plus récents comme LONEWOLF, HÜRLEMENT, INFINITE TRANSLATION, CHILDREN OF DOOM, RESISTANCE (par contre, faut se méfier du chanteur, ce gars-là est trop bizarre! hahaha!) (je ne suis pas bizarre, je suis juste funky mec! héhé – ndlr) pour n’en citer que quelques uns… après et comme toujours, je pense que c’est le même problème depuis des années dans notre pays, le manque d’entraide, le manque de structure aussi et le manque d’aide des pouvoirs publics (on en est encore à dire que le Heavy-metal est la musique du diable alors que dans d’autres pays, comme en Suède par exemple, tu peux entendre du métal dans les supermarchés) et la jalousie de certains font qu’on avance difficilement)… mais bon, à la longue, on s’habitue et on fait avec… Les labels avec qui je me sens le plus d’affinités… bah y en a pas mal avec qui j’ai de bonnes relations… SENTINEL STEEL, STORMSPELL aux USA, ROCK STAKK au Japon, KARTHAGO, BATTLE CRY, UNDERGROUND POWER en Allemagne.. pour n’en citer que quelques uns.. mais la liste est longue… Et pour les labels en France, je me dois de citer BRENNUS MUSIC et HOLY Records qui ont été vraiment aux petits soins pour nous quand on a commencé, ils ont toujours été là pour nous conseiller.. vraiment des gens très biens.. malheureusement, je ne peux en dire autant de tout le monde.. pour les mêmes raison évoquées précedemment pour les groupes, je suppose..

 

5- INFERNÖ records et l’avenir, ça nous dit quoi? Merci à toi. Nous te souhaitons une très bonne continuation.
On vient donc de sortir l’album de ELVENSTORM qui marche très fort.. Dans les prochains mois, ce sera le tour des albums de RAZORWYRE (Nouvelle Zélande), CLENCHED FIST (Brésil), RAMPART (Bulgarie) et AXECUTER (Brésil)… mais ce n’est qu’un début, 2012 verra encore plus de METAL sortir chez INFERNÖ Records ! Merci pour ton soutien

 

ELVENSTORM sur Youtube

 

Facebook INFERNÖ records

Site officiel INFERNÖ records

 

 

 

 

30 ans de METAL BLADE records

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Fondé au début des années 1980, le label METAL BLADE a très vite su s’imposer comme une plateforme pour les nouveaux talents qui ont duré jusqu’à aujourd’hui. Si au début le label était surtout spécialisé dans le heavy metal et le thrash metal, avec les années il s’est ouvert à des styles plus modernes et continue à supporter la nouvelle génération de IN SOLITUDE à DESASTER, en passant par AS I LAY DYING ou BLACK DAHLIA MURDER.

Pour les 30 ans du label, METAL BLADE s’est amusé à établir un best-of de ses groupes, et voilà le résultat:

Top 30 Metal Blade Releases Of All Time

#30) FALCONER – Falconer (2001)
#29) KING’S X – Black Like Sunday (2003)
#28) LETHAL – Programmed (1990)
#27) SACRIFICE – Apocalypse Inside (1993)
#26) CANNIBAL CORPSE – Kill (2006)
#25) THE RED CHORD – Fed Through The Teeth Machine (2009)
#24) THE CROWN – Deathrace King (2000)
#23) VADER – Revelations (2002)
#22) GWAR – Scumdogs Of The Universe (1990)
#21) FATES WARNING – Awaken The Guardian (1987)
#20) CATTLE DECAPITATION – Humanure (2004)
#19) PRIMORDIAL – To The Nameless Dead (2007)
#18) BRAINSTORM – Liquid Monster (2005)
#17) CIRITH UNGOL – One Foot In Hell (1986)
#16) THE ORGANIZATION – The Organization (1993)
#15) KING DIAMOND – The Puppet Master (2003)
#14) BLACK DAHLIA MURDER – Unhallowed (2003)
#13) SIX FEET UNDER – Warpath (1997)
#12) BOLT THROWER – Those Once Loyal (2005)
#11) AS I LAY DYING – Frail Words Collapse (2003)
#10) GRIP INC. – Nemesis (1997)
#9) FLOTSAM AND JETSAM – Doomsday For The Deceiver (1986)
#8) AMON AMARTH – With Oden On Our Side (2006)
#7) GOATWHORE – Carving Out The Eyes Of God (2009)
#6) MERCYFUL FATE – 9 (1999)
#5) TROUBLE – The Skull (1985)
#4) CANNIBAL CORPSE – Tomb Of The Mutilated (1992)
#3) TROUBLE – Psalm 9 (1984)
#2) SLAYER – Show No Mercy (1983)
#1) SLAYER – Hell Awaits (1985)

Le blog TEMPLE OF PERDITION

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TEMPLE OF PERDITION est un blog récent spécialisé dans l’univers bouillonnant du doom, sludge, stoner, mais qui de temps en temps laisse aussi la place à d’autres styles. Ça marche aux coups de coeur et c’est sans prise de tête que le prolixe Stephane Le Saux nous répond. Pour les curieux, son blog est franchement une mine d’or.

 

1-Stéphane, tu n’est pas un nouveau venu dans le monde du Metal. Il y a bien longtemps de cela tu étais actif dans un zine papier comme IN MY VEINS. Qu’est-ce qui fait que tu restes aussi passionné aujourd’hui qu’il y a 20 ans? T’as jamais eu des passages à vide, des moments de ras le bol avec cette musique?

Salut, déjà merci de me donner la parole ! En effet, j’ai commencé mon 1er fanzine en 1988, l’année de mes 20 ans. Si j’en suis toujours maintenant, c’est tout simplement parce que la musique, en général et tout ce qui tourne autour du metal en particulier, est une découverte perpétuelle et que j’ai toujours aimé partager, écrire aussi ; on dit que ça peut prendre une vie  et je veux bien le croire, si je le pouvais je ne ferais que ça toute la journée ou presque… y a quand même la famille !

J’ai eu une période hors underground entre 1996 et 2006, un gros ras-le bol disons,  ça a coïncidé avec l’essoufflement du death metal et aussi la façon dont le black metal a salement évolué à partir de 1992-93, toutes ces histoires d’homo-satanicus m’ont gonflé et petit à petit désintéressé , jusqu’à me détaché complètement de l’underground. Je m’occupais aussi d’un groupe depuis 1992 et ils ont splité à cette époque en 96…

J’avais besoin d’air, de découverte de grands espaces mais pas un rond pour le faire ; comme je n’avais pas trop d’atouts pour vendre mon corps et me faire du fric rapidement, j’ai donc vendu tout ou presque ma collection pour me faire deux beaux voyages en Norvège et au Québec, de merveilleux moments que je ne regrette pas du tout… Bon des fois un peu par rapport à la collec faut bien le dire, notamment quand je vois un Pat Clancy ou un Tyrannic Hammer (2 gros collectionneurs de raretés métalliques ancestrales, ndlr) poser avec de superbes vynils collector que j’avais dans 90% des cas et qui pour quelques uns me manquent sérieusement quand même !

Niveau concerts Metal, c’est clair que j’ai vraiment lâché pendant près de 10 ans, putain j’en avais tellement bouffé pendant une bonne douzaine d’années que là aussi j’ai pris plaisir à aller voir d’autres genres, des ambiances différentes, etc… Mais en écoute simple disons que je n’ai jamais complètement coupé, je n’étais juste plus partie prenante, un simple fan qui achète à l’occase et se tient au courant avec des vieux potes encore et toujours bien dedans (comme Philippe et Séverine de Holy records ou Benoit qui faisait Spikehead) que je côtoie régulièrement depuis plus de 20 ans maintenant.

 

2- Tu as démarré TEMPLE OF PERDITION il y a quelques mois, et au vu de ton activité intense et de la qualité de tes interviews et chroniques, il me semble que tu es de plus en plus suivi sur le web, non? Pas trop dur de maintenir un rythme quasi quotidien?

 

Depuis fin Mars 2011 exactement, en français durant le 1er mois pour voir, puis en anglais dès l’interview avec Lasse de Hooded Menace… ça a mis disons 3-4 mois avant de prendre sérieusement, car je repartais quasiment de zéro niveau contacts, etc… heureusement avec le net tout va plus vite maintenant,  même si la concurrence est hallucinante !

J’ai la chance que les groupes aient toujours répondu favorablement à mes demandes d’interview (sauf une fois avec DISMA), ce qui fait que j’ai eu rapidement des références sympathiques comme THE GATES OF SLUMBER, BLOOD FARMERS, ORCHID, LORD VICAR, SHEAVY, etc…

Je ne cherche pas forcément à avoir de gros noms, des trucs qu’on trouvera forcément ailleurs…

Mais bon c’est vrai que le blog progresse de plus en plus, chaque mois voit une croissance à 2 chiffres, en ce moment ça tourne autour de 250-350 vues par jour, y a de la place pour faire encore largement mieux …

Plus de la moitié des consultations proviennent des USA, c’est cool mais j’aimerais que ça se développe davantage sur certains pays, même si ça vient doucement… je pense à l’Italie, la Russie ou l’Amérique du Sud ; sinon la France prend environ 12%, ensuite juste derrière vient l’Allemagne qui progresse bien, la Grande Bretagne et la Grèce sont réguliers aussi et pas mal…

Le rythme quotidien ce n’est pas spécialement contraignant, de toute façon la zique et le net je suis dedans tous les jours, donc autant en faire quelque chose de constructif ! mais ce sont l’actualité, les gens qui te contactent  (de + en + nombreux il est vrai) qui font aussi le contenu, après  honnêtement je ne me sens contraint par rien ni personne, si je ne veux pas chroniquer quelque chose je le dis à la personne concernée, ça doit surtout rester un plaisir à (essayer de faire) partager.

 

3- Toi qui as connu l’époque du tape trading. Comment vois tu l’arrivée d’internet dans le monde de l’underground? Tout aurait changé aussi fondamentalement en 20 ans?

Bien, même très bien… Faut vivre avec son temps et arrêter de se la raconter avec la fraternité disparue et toutes ces conneries là ! franchement je ne me vois plus passer des heures et des heures à enregistrer comme avant, parfois sur 2 double platines cassette en même temps ! En plus Darty ou la Fnac il ne faisait jamais de prix de gros sur les cassettes vierges ces enculés, ha ha ! c’était bien, sur le coup y a 20-25 ans, mais je trouverais ça d’un fastidieux aujourd’hui !

En poussant un peu, si nostalgie il y a, c’est surtout parce que cela a correspondu à l’époque de notre adolescence, les bonnes années glandouille au chaud chez papa-maman et aussi un peu parce que c’était les débuts de l’underground extrême… après pour ma part ça s’arrête là.

 le seul truc qui me manque vraiment à la limite, c’est peut être con mais c’est comme ça, c’est le moment où je prenais  connaissance du courrier, visuellement et tactilement,  t’ouvrais les paquets, découvrais anxieusement et frénétiquement à la fois ce que ton pote mexicain, américain ou australien t’avais fait parvenir cette fois, si c’était en bon état et bien enregistré, etc…

Sinon des gens cools et des gens cons y en a toujours eu depuis la nuit des temps et ça durera jusqu’à l’apocalypse qui nous guette pernicieusement… des mecs qui en voulaient toujours plus sans même donner l’impression de vraiment écouter les choses, il y en avait aussi à l’époque, des rip-offs y en avait, des casses-couilles y en avait, etc…

alors c’est vrai tout est plus facile maintenant, mais c’est pas parce que je peux avoir beaucoup plus de choses maintenant en 2 ou 3 clics que je me vautre pour autant dans la culture du prêt à consommer/jetable. C’est vrai que je reçois des nouveautés  tous les jours ou presque, mais ça ne m’empêche pas d’acheter toujours des trucs (y compris de racheter des stuffs que j’ai vendu il y a 15 ans !)… je fais toujours un peu de trade aussi, notamment en proposant des groupes français à des groupes avec qui je suis en contact et dont je veux le CD original ou un T-shirt, j’ai écoulé pas mal de Barabbas comme ça et j’ai bien l’intention de faire pareil prochainement avec Cult Of Occult ou Crown…

4- Comment es tu entré en contact avec cette scène doom/sludge/stoner? Il me semble que ce mouvement est très avant-gardiste en ce moment, à l’instar de certains groupes de black métal. Trouves tu encore des groupes de heavy et de thrash qui essaient de casser les barrières de nos jours?

Le plus simplement du monde, en tant que fan via quelques forums et sites spécialisés… faut pas se la raconter, pour chaque personne qui fait un truc dans le Doom actuellement, il y a une référence qui est Doommantia et qui donc m’a servi et boosté pour m’introduire vraiment dans le circuit Doom & co underground.

Après une fois lancé, je me suis mis sur Facebook et là les contacts avec les groupes sont venus au fur et à mesure, le plus facilement du monde tant que tu fais les choses dans les formes, y a pas de raison que ça ne prenne pas dans l’absolu ! C’est sûr que FB présente des inconvénients d’impersonnalité, de ressembler à un produit de grande consommation pouvant amener fissa à l’indigestion, il y a aussi des pubs intempestives et quelques petits dysfonctionnements parfois bien lourds, mais c’est un formidable outil de communication quand même.

C’est vrai que tout évolue depuis quelques années, les genres se mélangent… Pas mal de mecs du HC sont apparus dans cette scène en apportant des sons différents et une énergie intéressante, d’autres viennent du Black aussi… c’est bien, mais il ne faut pas que cela empêche de toujours s’intéresser à des groupes plus traditionnels bien sûr, je garde toujours une préférence pour le Doom dit traditionnel, même s’il est vrai que j’aime beaucoup tous ces groupes de SLUDGE assez hétéroclites.

Pour être franc, je ne suis pas vraiment de très près tout ce qui rattache au Thrash et Heavy, mais récemment j’ai bien aimé BORROWED TIME et aussi une sympathique compilation Heavy/speed/Thrash américaine qui s’appelle « TRUE METAL NEVER RUSTS » vol1 (Steel and Fire rds) que je recommande avec de bons groupes comme STEEL AGGRESSOR,  SHALLOW GROUND, NEVERWORLD, XPULSION, etc… dessus il y a aussi le groupe du guitariste de Skullview, (Monsieur Dean Tavernier, un super mec vraiment)  qui s’appelle STONE MAGNUM, c’est Doom mais avec de belles influences heavy 80’s … j’aime bien ces groupes de DOOM qui jouent avec un son et une approche 80’s comme FORSAKEN, le revenant SORCERER  aussi et quelques autres.

5- Comment te vois tu évoluer avec TEMPLE OF PERDITION? Penses tu avoir recours à plus de contributeurs dans l’avenir? Quels sont les groupes français que tu nous recommanderais en ce moment, vu qu tu es aussi à l’origine du groupe DOOM FRENCHY CORNER sur facebook, d’ailleurs en passe de devenir un forum, si je ne m’abuse?

Je vais essayer de suivre mon petit bonhomme de chemin, continuer sans trop me soucier des « qu’en dira-t-on » et autre préjugés parfois difficiles à faire tombe, du genre « quoi un français qui fait un blog DOOM en anglais… ? »

 J’ai déjà de l’aide depuis le début 2012 avec Vania, une petite bulgare vraiment efficace et bien dans l’esprit,  aussi de la part d’un grand velu alsacien sur lequel je suis fier de pouvoir compter maintenant  et avec qui je suis convaincu qu’on va faire de belles choses ensemble… (héhé, ouais! ndlr)

je ne calcule pas trop, c’est clair qu’il faut être rigoureux et pas mal s’investir en temps, mais faut rester cool et toujours garder en tête que cela doit rester un plaisir à partager. J’ai aussi Wes un petit jeune aux dents longues de Portland, il a une optique un peu différente mais beaucoup de talent pour l’écriture (il collabore entre autres pour Doommantia et Cult Nation depuis un moment), Laurent Lignon aussi devrait surement contribuer quand il aura fini sa thèse sur le Doom, ha ha ha !!!

Une chose est sure, T.O.P. continuera à fournir très  régulièrement des interviews, depuis le début de l’année on est passé à peu près à 2 par semaine, c’est ce qui en fait un peu la marque et ça me va bien comme ça de faire parler les gens qui sont en général bien plus intéressants que moi avec mes chroniques à 1€44 !!!

Ça bouge de plus en plus en France et tant mieux, j’espère que le public va davantage suivre mais en tout cas je recommanderai en nouveaux groupes HUATA, STANGALA, BARABBAS, VERDUN, CROWN, CULT OF OCCULT, WHEELFALL, THE PLEDGE OF CAIN, ZOMBIE KING, GOAT RIVER, RITUAL TEMPLE, LOVE SEX MACHINE, PINBALL LIZARD & THE ACID KINGS, MHONOS, YUCK (plutôt Black mais bon… ) sans oublier de plus anciens qui ont tous une actualité en 2012 HANGMAN’S CHAIR, THE BOTTLE DOOM LAZY BAND, EIBON, ATARAXIE, A VERY OLD GHOST BEHIND THE FARM,… y a de quoi faire bordel, dommage qu’on en voit pas vraiment dans les festivals genre Hellfest comme d’habitude ! 

Le DFC c’est juste un petit lieu de rencontre et d’échange, un groupe privé que j’ai créé sur FB avec des groupes français dont la plupart ont été cités ci-dessus, y a aussi Blood Rites et Unholy Dawn asso, Time To Blast et quelques autres qui sont membres…  à la base c’était à vocation francophone, avec des québécois (Dopethrone, Pelecanus), Belges et Suisses aussi, mais à part Bruno de RORCAL disons qu’il n’y a que des français qui participent activement… ça pourrait davantage bouger mais ça a le mérite d’exister !  La version Forum a été lancé il y a un mois par Tos des Bottle Doom Lazy band, c’était son idée, je n’étais pas convaincu de son utilité et ne le suis toujours pas, ayant l’impression de doublon et la crainte d’attirer du Kéké qui détournerait l’objectif initial… mais libre à lui ,  pas de problème de mon côté mais franchement je n’ai pas le temps de m’en occuper et de contribuer à le faire décoller.

Merci pour cette sympathique opportunité de présenter T.O.P., surtout ne vous arrêtez pas au fait que ce soit écrit en anglais et venez y faire un tour… récemment sont parues des interviews bien cools de Dave Sherman (Earthride), Days of the Doomed fest, Malta Doom Metal fest, In The Company Of Serpents, Earthen Grave, Hellish Crossfire, Los Natas, Crown, Zatokrev, Procession, Slough Feg, King Giant, etc…

http://templeofperdition.blogspot.com/

Bientôt les élections…

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Pensez à voter, c’est important! Surtout qu’un des nouveaux candidats a l’air enfin de proposer des choses ancestrales, et constructives à la fois. Croyez en ses 666 x 666 années d’expérience… et de death metal!

CORROSION OF CONFORMITY

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CORROSION OF CONFORMITY s’est séparé de son charismatique gratteux Pepper Keenan, mais est revenu à la formule du trio des origines. Et pour les amateurs de lourdeur sudiste qui rend nudiste du cerveau et de bon vieux hardcore des familles qui se mange en salade de baffe, on peut dire que le brontosaure plein d’animosité est de retour!

2 nouveaux titres de C.O.C.

La sortie de la galette sobrement intitulée… « corrosion of conformity » est prévue courant février chez Candlelight records.

C’est cool de savoir qu’en Europe la version vinyle sera accompagnée du CD dans le même package. Ça c’est une idée qu’elle est bonnarde!

 

 

Lulu va te rhabiller…

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Les légendaires doomeux de SAINT VITUS sortent leur nouvelle galette en avril. Et ils ont l’air gonflés à bloc. le son cradingue, les couilles bandoulière et la pipe à eau remplie de whiskey. Attention les esgourdes. Ca va dézinguer dans les jamborées du troisième âge… Sont plus tous jeunes les bougres, mais ils restent fidèles à leur huile de moteur de jeunesse.

La rondelle s’intitule Lillie F:65… Plutôt cryptique comme nom, ou alors j’ai encore rien compris à la vie. Et je pense que ça aura légèrement plus de rentre dedans que Lulu de qui vous savez…

Allez, un petit titre pour vous convaincre:

SAINT VITUS – \ »blessed night\ » single

 

John Peel… La légende survit.

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John Peel… Un nom qui résonne comme une légende si proche dans les couloirs de la BBC à Londres. Mais un nom qui résonne aussi dans les oreilles de milliers de fans de musique depuis 1967! Il était un des membres historiques de la radio britannique. Grâce à ce DJ incroyablement éclectique, la musique de David Bowie, de THE CURE, des SEX PISTOLS (dont il fut le premier à diffuser la chanson God save the Queen, qui fit évidemment scandale!!!).

Malheureusement décédé à 65 ans seulement d’une crise cardiaque en 2004, notre homme aux goûts si incontestablement variés, du reggae à la pop, a aussi su donner une exposition incroyable aux groupes montants du jeune label EARACHE à la fin des années 1980, et au début des années 90.

Sans lui, des légendes comme CARCASS, NAPALM DEATH ou BOLT THROWER n’auraient sans doute jamais eu le même rayonnement.

Vous imaginez la taille de sa collection personnelle: 25 000 vinyles, 40 000 singles et des milliers de CD. Et bien tout ça sera bientôt disponible en ligne. Un véritable musée John Peel mis à disposition de fans de musique de tous horizons. D’après Tom Barker, directeur du John Peel Centre for Creative Arts, ça s’appellera THE SPACE, et sera :

« le premier pas vers la création d’un musée interactif en ligne, avec un accès à la totalité de la collection, une des archives les plus importantes dans l’Histoire de la musique moderne »

 

De mai à octobre 2012, ce fameux THE SPACE sera mis en ligne et disponible en applications pour smartphones, entre autres choses.

Pour les curieux, gardez l’œil ouvert. Sheila Ravenscroft, la femme de John Peel, ne s’y trompe d’ailleurs pas en déclarant:

« Nous sommes très heureux d’avoir enfin pu trouver un moyen de rendre la collection de John accessible à tous. C’est ce qu’il aurait d’ailleurs voulu de son vivant. Ce projet n’est que le début d’une aventure vraiment excitante »

 

Les gentils garçons ne jouent pas dans BÖMBERS

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Que fait Abbath (IMMORTAL, I) quand il s’emmerde à 100 couronnes de l’heure dans le pays où la pizza à faire vomir les tortues ninja est plat national, et où la bière coûte une couille? Mais si vous savez, la Norvège…

 

Et bien il s’oublie dans du mauvais whisky et de la bonne musique qui racle tout autant les boyaux. Il joue avec son pote Tore (OLD FUNERAL, DESEKRATOR, THE BATALLION) et Pez (un vieux punk local) dans un groupe de reprises de MÖTÖRHEAD, originalement dénommé BÖMBERS. Et on peut dire qu’il a bien révisé son petit Lemmy illustré tellement sa voix sonne comme celle de son idole de toujours.

La preuve en images:

BÖMBERS dans ta face!

Allez découvrir toute la grâce, la beauté et la finesse du rock le plus hard sur leur site

http://www.bombers.no

 

Bienvenue en Enfer, ou les syllogismes de l’amertume sur les bancs de la fac.

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Bigre, diantre, palsambleu! Voilà qu’après avoir fait l’objet de nombreux documentaires, de nombreux scandales et de nombreux phantasmes, le BLACK METAL s’invite dans les conférences d’une société d’anthropologie.

Le maître de conf’ est tatoué jusqu’à l’os et à un organe qui porte (à vous de trouver lequel). Ce n’est autre que la voix de PRIMORDIAL, un certain Alan ‘Nemtheanga’ Averill. Les étudiants en anthropologie de Maynooth en Irlande ont eu la joie d’assister à sa conférence ayant pour sujet: « la culture du black metal et du pagan metal »

 

Mais ce n’est pas le seul hardos à présenter le metal dans le cadre universitaire, car notre bon vieux Fenriz de DARKTHRONE a déjà sonné du sien en se salissant les doigts à la craie dans une fac d’Oslo.

Maître Fenriz Capello en action!!!

Préparez vous à vivre des moments aussi palpitants que les courses poursuites en temps réel des bon vieux épisodes de Derrick.

PENTAGRAM: Bobby joue aux échecs avec la Mort

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Sex, drugs and rock’n'roll… Il y en a qui ont bien suivi le slogan depuis leur prime jeunesse dans les années 70, et ça ne leur a pas toujours réussi. Bobby Liebling, charismatique anorexique ultra drogué à la tronche de sorcière carburant à la neige carbonique, est un peu un prototype du loser. Rater le coche, a vraisemblablement été son passe temps favori depuis les glorieuses années de la libération des mœurs et de l’intoxication des veines.

Figure à la fois fragile et autocratiquement dégueulasse, mais néanmoins centrale de PENTAGRAM, Bobby Liebling renvoie la déprime à la ANVIL jouer dans la catégorie des buveurs d’eau, tellement il pue l’adolescent paumé dans un corps sans cesse vieillissant et croulant sous les seringues.

On dirait un mélange entre Roky Erickson dans ses moments les plus fous, et Merlin l’Enchanteur de Disney sous acides.

Vu le portrait, difficile de croire, que des décennies après avoir enfanté un PENTAGRAM placé sous le signe de la malédiction et du ridicule, le père Bobby allait connaître enfin une reconnaissance artistique bien méritée.

En écoutant de plus près la musique de PENTAGRAM on s’aperçoit que ça transpire le génie, l’inspiration touchée par la grâce, le talent. Et ce qui a touché une poignée de fans il y a une quarantaine d’année de cela a fini par lentement se répandre dans les oreilles des nouvelles générations. Avec le temps on peut dire que PENTAGRAM est devenu aussi important dans la genèse du doom que BLACK SABBATH.

 

Don Argott et Demian Fenton ont décidé de filmer la carcasse Liebling dans son intimité, à vif, et nous montrer combien le rêve peut être aussi motivant que destructeur quand il est prôné comme seule et unique valeur dans la vie. Le double tranchant, la répulsion, la compassion, la douleur et la joie copulent dans le grand marasme émotionnel qu’est ce documentaire déjà historique d’une des dernières icônes vivantes du proto hard rock des seventies.

En voilà le trailer du documentaire en lice pour le festival du film de Sundance en 2012:

last days here, trailer officiel

Espérons que ça sera correctement diffusé en France d’ici la fin de l’année.

 

 

Michael Davis, bassiste de MC5 est mort

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Légendaire groupe des années 60, dans l’Amérique en pleine révolution générationnelle et en plein Summer of Love et autres Woodstock, un groupe a définitivement canalisé toute l’énergie débordante de son temps. C’était le fameux MOTOR CITY 5, autrement connu sous le sigle MC5.

Son bassiste d’alors, Michael Davis est décédé ce lundi 20 février 2012. Depuis un mois, il était hospitalisé en Californie pour des problèmes de foie.Le monde du rock’n'roll et du punk est en deuil.

Entre 1963 et 1972 il a retourné le  rock avec MC5, puis s’est ensuite envolé vers de nouvelles aventures avec DESTROY ALL MONSTERS, THE LORDS OF ALTAMONT, BLOOD ORANGE ou encore RICH HOPKINS AND THE LUMINARIOS.

Michael a aussi été actif en tant que producteur de disques, et a milité pour la mise en place de programmes de musique dans les écoles américaines.

Vous pouvez l’apercevoir aux côté de Lemmy de MÖTÖRHEAD dans cette version de Sister Anne il y a quelques années:

MC5 et Lemmy

Et voilà l’incontournable classique du groupe dans sa version originale:

Kick out the jam

Un morceau repris par tellement de groupes et de musiciens, comme RAGE AGAINST THE MACHINE, PERL JAM ou Jeff Buckley.

Adieu l’artiste…

 

DEICIDE… tous les mauvais goûts sont dans la nature

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Quand on regarde cette photo on a peur, on est blême de trouille et on souille son pantalon… Enfin, si on est un hardos normalement constitué qui baigne dans son bon folklore satanico velu depuis des décennies.

DEICIDE a toujours joué avec la controverse, et même avec les bouleversements dans son line-up a réussi à ne pas tomber dans trop de médiocrité convenue. Certes on est loin de la grande époque des albums comme Deicide, Legion ou Once upon the cross. Mais jusqu’à présent il régnait encore une aura de haine, de noirceur et d’attitude crasse de gros beaufs sataniques bien juteux comme on aime.

Mais là, c’est la fin des haricots. Ils auraient voulu flinguer leur reste de crédibilité qu’ils ne s’y seraient pas mieux pris. Alors que sur l’album To hell with God (Au diable Dieu! Ca pète en français, hein? haha!) la musique est définitivement couillue et se laisse apprécier sans trop rechigner, car Monsieur Santola a enfin su contrôler ses 43 envolées mélodiques à la seconde, et bien un malheureux clip vient tout bousiller…

DEICIDE – conviction… Le clip qui blesse l’œil

Glenn Benton en pâte à modeler qui poursuit en bécane un jésus de pacotille aussi reluisant qu’un cendrier en pâte à sel spécial fêtes des mères…. A ce point là je dis: « Au diable la crédibilité »!!!

J’arrive plus à me concentrer sur la zique tellement j’ai les zygomatiques au taquet et les yeux qui saignent.

Ca c’est pour Djizeuss en pleine remise en cause depuis l’affaire des prothèses nocives de P.I.P.

 

Et ça c’est le sieur Glenn Benton version je fais des sculptures avec mon vomi quand je m’ennuie.

Comme on dit chez les Looney toons: that’s all folks! Et bonne poilade.

 

 

ACCEPT de te faire gifler

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Ils ont la forme les teutons quatrevingteux sur le retour. Incroyablement la forme… Les mauvais esprits pensant que, sans Udo Dirkschneider, ACCEPT n’est rien, ont bien du fermer leur clapet en entendant la vitalité, la conviction et la puissance de Blood of the Nations. La voix de l’américain Mark Tornillo (ex TT QUICK) reste tout à fait dans le registre classique de ce monstre de Heavy Metal qui nous plaque les couilles au mur depuis plus de 30 ans.

Toujours accompagnés d’Andy Sneap (MEGADETH, EXODUS, ARCH ENEMY, etc) aux manettes, nos teutons en goguette ont enregistré un Stalingrad qui risque bien de causer moult lésions à nos vertèbres déjà fragilisées par le précédent album. Il est quand même bon de trouver encore de la gniaque auprès de la vieille génération.

ACCEPT – Stalingrad Vidéo 2012

Sortie prévue dans les bacs le 6 avril. En voici les différents formats et leur contenu:

* Limited CD+DVD
* CD
* 2LP (red) in gatefold
* 2LP (white/red) in gatefold – exclusive Nuclear Blast mailorder edition

« Stalingrad » track listing:

01. Hung, Drawn And Quartered
02. Stalingrad
03. Hellfire
04. Flash To Bang Time
05. Shadow Soldiers
06. Revolution
07. Against The World
08. Twist Of Fate
09. The Quick And The Dead
10. Never Forget (bonus track)
11. The Galley

DVD contents:

Official Bootleg

Live at Bang Your Head!!! 2011

01. Princess Of The Dawn
02. Pandemic
03. No Shelter

Live at Masters Of Rock 2010

04. Teutonic Terror
05. The Abyss

Video clips:

06. Teutonic Terror
07. Pandemic

 

SLASH rock en stock

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L’homme au chapeau haut de forme revient en force avec son groupe et nous assène un bon vieux rock solide des familles aux refrains sculptés pour les virées en harley sur une route américaine en ligne droite, bordée de trois cactus sur 666 miles.

Quand SLASH remet le couvert, c’est pas pour rigoler, c’est pour balancer du lourd. Bien ancré dans le rock et le blues, ne vous attendez pas à trouver un album qui serait la continuité d’un GUNS’N'ROSES. Le chapelier fou de la guitare trace sa route 66 et il est fou comme un soldat, comme une star de…. Ah merde, je déraille dans mon article… Mais comment en pas devenir fou en écoutant en boucle ces bons riffs qui vous restent dans le crâne?

Gavez vous les cages à miel avec ce titre en attendant la sortie d’Apocalyptic Love vers le joli mois de mai.

 

 

MINISTRY nous fait une rechute…

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Et c’est tant mieux. Voilà un groupe qui a su traverser le temps, les modes et faire passer Requiem for a dream pour un film de vacances.

MINISTRY, boosté par l’excellent guitariste Mike Scaccia (aussi génial au sein de RIGOR MORTIS) a enfin réussi à botter les feignantes fesses du sieur Al Jourgensen pour nous cracher une nouvelle fois son venin libérateur au visage.

Vous avez pas la bave aux lèvres en voyant la gueule de leur album?

 

Alors peut-être commencerez vous à grelotter de bonheur coupable à l’écoute de cette petite dose de lait fraise sans lait et sans fraise?

MINISTRY – Double tap

Patience et longueur de temps jusqu’au 30 mars, pour te procurer ta dose d’hallucination sonique, font plus que force ni que hard.

 

 

 

CROWN un métal hors des sentiers convenus

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Voilà un nouveau groupe, sous la forme d’un duo apocalyptique qui ratisse dans les influences les plus larges pour nous servir une musique introspective et pourtant toujours accrocheuse. The one, ce EP autoproduit est l’acte de naissance de CROWN, et on peut dire que de très bonnes fées se sont penchées sur son berceau colmarien. Ecoutons les psalmes maléfiques du grand prêtre Stéphane (hurlements, et crissements de cordes)…

1- CROWN est fraîchement né de vos esprits torturés de buveurs de riesling, mais vous n’êtes en aucun cas des débutants. Si je me souviens bien le nom de HOLLOW CORP qui avait déjà fait parler de lui vous est lié. Comment de splendides adolescents boutonneux qui découvrent le hard rock dans les années 80 deviennent des tarés de la tronche qui jouent une musique à la fois introspective et psychopompe (« guide des âmes » pour les amateurs de grec ancien!) des décennies plus tard?

Tu as vu juste, mais nous avons un faible pour l’alcool de patate et l’absinthe illégale hehe. En fait Crown, Six In Line et Jizzlobber qui font partie de notre label Superstrong sont tous des bands issus de l’entité d’Hollow Corp, dans chaque band il y a au moins deux membres de feu Hollow Corp, nous sommes tous consanguins ! Il est vrai que la musique de Crown est torturée, nos esprits malades ont pris le dessus et ça nous convient à merveille, nous aimons flirter avec l’obscur, l’occulte, les enfers et le riesling aussi !! Comment nous en sommes arrivés là ? Sans doute beaucoup d’excès d’alcools, de stupéfiants ultra chimiques, d’abandon de soi à la cause de satan, de soirées étranges dans des endroits crasseux avec des gens peu fréquentables et une forte addiction au hard rock des années 80′s pour ma part, quant à Pascal je ne peux citer aucuns noms quant à ses influences majeures au risque d’être traqué à vie par le diable lui même.

2- Comment est venue l’idée de démarrer ce projet juste à deux, toi et Pascal, assisté de machines? Vous jouez tous les deux de la guitare à 7 cordes si je ne m’abuse. La basse passe dans vos programmes ou alors vous en avez utilisé une vraie pendant l’enregistrement? Sur scène, je pense que vous devez destabiliser le public par votre côté dépouillé, mais bien vite votre univers doit prendre le dessus, non?

Pascal est le seul à me supporter je pense, et je le lui rends bien, sans rentrer dans les détails scabreux. On souhaitait sortir un peu des sentiers battus même si le concept existe déjà (GODFLESH, NECRODEATHMORT etc ), le but était de faire une musique heavy, progressive, industrielle répétitive et hypnotique avec des structures très simples tout en contrastes avec des passages plus calmes, des rythmiques martiales et un son de guitare d’outre tombe. Nous jouons en fait avec des 8 cordes, nous sommes accordés très bas, il n’y a donc pas de basse, certains riffs sont appuyés par des nappes de claviers très discrètes histoire de donner plus de corps encore aux guitares. Il est vrai que sur scène les gens sont toujours dubitatifs, on craignait au début certaines critiques genre  » ce serait mieux avec un batteur  » etc mais au contraire les gens sont plutôt agréablement surpris qu’à deux on puisse faire autant de bruit, on a que de bons retours après nos gigs et c’est vrai que l’univers qu’on propose à travers nos morceaux l’emporte sur ce côté si dépouillé sur scène.

3- Toi et Pascal bossez dans une salle de concert connue de Colmar (Le Grillen) et du coup je pense que pour l’enregistrement vous vous êtes démerdés tous seuls comme des grands. Vous avez un propre studio ou alors avez du itinérer chez des potes et autres connaissances à droite à gauche pour porter ce breuvage sonore à fruition? Combien de temps avez vous mis pour composer les 5 titres de « the one »? Vous considérez ça comme une démo, un mini?

Je vois que tu es très bien renseigné Nathaniel hehehe ! En fait tout a été fait fait chez moi dans mon appart , un gain de temps et une logistique beaucoup plus simple vu qu’on est que deux. On a tout fait nous mêmes dans mon minuscule home studio, on a pas du matos de malade mais on fait du mieux qu’on peut avec ce qu’on a. Avant de créer CROWN avec Pascal j’avais déjà une dizaine de maquettes en besace, je les ai fait écouter à mon compère et on a gardé les plus percutantes. Et pour répondre a ta question on considère ce disque comme un mini album ou plus axactement un EP, une mise en bouche avant de bosser sur un album. Certains chroniqueurs nous disent effectivement que c’est presque un album vu la durée (33min), donc si on fait un album attends toi à avoir 60-70 min de comptines obscures.

4- Il est très intéressant de voir que votre visuel est fort, dépouillé mais assez original. C’est Pascal qui en est l’auteur. Il reflète vraiment bien l’atmosphère de votre musique, à la fois lourde, sereine et éthérée. On sent que vous savez où vous mettez les pieds. Mais vous n’êtes pas tous seuls à être actifs dans cette vague de musique lourde mélangeant avec goût métal, hardcore, noise, punk, électro et même pop (osons le mot, osons le! haha). Quels groupes passés et présents dont vous vous sentez artistiquement proches nous recommanderiez vous d’écouter?

C’est Pascal qui s’est occupé du visuel de A à Z, outre ses talents d’inquisiteur, de chimiste hors pair et de druide maléfique il a un certain talent pour le design. Nathaniel … comment te dire , tu as su trouver les mots justes, tu mérites moult câlins !!! (oh chic alors, mais je préfère la bière… ndr)Tes mots correspondent tout à fait à notre musique et c’est vrai que le visuel en est inspiré, on souhaitait proposer un visuel fort, organique et qui demeure intriguant quit à s’éloigner des standards du métal en matière de design. Oui osons le terme de pop car inconsciemment nous mélangeons énormément d’influences et  la pop en fait bien évidemment partie, qui dit pop dit souvent mainstream mais nous sommes loin d’être dans cette catégorie là, à voir peut être qu’une collaboration avec David Guetta pourrait changer la donne, on joue avec 1 doigt, c’est déjà un point commun des plus favorable !!
Pour ce qui est des groupes qui nous transportent je dirais dans le désordre, Black Sabbath, Pentagram, Ministry, Nin, Killing Joke, Godflesh, Neurosis, St Vitus,  Isis, Sunn O, Amen Ra, Zatokrev, Unfold, Ufomammut, Burning Witch, Celtic Frost, Danzig, Cult Of Luna, Voivod etc  … Il y en a tellement, je suis un vrai junkie de zic, suis un gros fan de black metal, de punk hardcore, de hardcore, de crust et de glam aussi hehe, spécialement Motley Crue.
En ce moment j’écoute Band of Skulls, superbe band de rock à l’ancienne, leur nouvel album est d’enfer, Horn Of the Rhino, un croisement entre Soundgarden et Bolthrower, ultra heavy, le nouvel album d’Asphyx, Die Antwoord, les français de Love Sex Machine qui viennent de sortir un album particulièrement énorme, Unfold « Cosmogon », Ghost, Monarch!, A Whisper In the Noise, Wino and Conny Ochs, Uncle Acid and the Deadbeats, Behold!The Monolith, Mark Lanegan, Napalm Death , Pentagram vintage collection, et les suprêmes Bloody Sign et leur dernier et ultime album etc etc etc, j’en oublie sans doute mais voici ce qui tourne souvent chez moi.

5- « The one » est une auto prod, mais au regard de sa qualité n’avez vous pas eu de labels qui sont venus vous courtiser? Le futur immédiat ça donne quoi pour CROWN?

Pour le moment nous n’avons pas contacté de labels et nous n’avons pas été approchés, nous avons notre propre structure SUPERSTRONG ( Management, Booking, Label ) qui nous suffit amplement, le DIY nous convient totalement, nous n’avons de comptes à rendre à personne et on a une totale liberté sur tout ce qu’on fait, ce que l’on a pas forcément avec un label. Le futur proche c’est le Templin sélections lez arts scéniques le 30 mars prochain au Tigre à Selestat et avoir peut être l’opportunité de jouer sur la même affiche que Ministry, le jeudi 19 avril en suisse avec Monkey 3 dans le cadre du festival Impetus et le 4 mai prochain au Grillen, release party de notre EP avec nos copains de Jizzlobber et Zatokrev ( entrée gratuite ). Un album sans doute pour fin 2013 . Je profite de l’occasion pour faire un peu la promotion de notre structure Superstrong qui regroupe Jizzlobber et Six In Line, nos compères de hard sortiront eux aussi un EP chacun cette année, Jizzlobber sont en train de finaliser leur EP qui s’annonce d’hors et déjà une belle fessée tout comme celui de Six In Line tout aussi talentueux, donc ouvrez bien vos oreilles, des titres sont en écoute via players de la page Superstrong !! Merci à toi pour cette interview Nathaniel et au plaisir de te voir le 4 mai au Grillen pour notre soirée boue !!

http://www.crownritual.com/

NAPALM DEATH le mètre étalon du grindcore

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Certains groupes sont devenus au fil du temps des institutions, et même si au cours de sa carrière de trentenaire NAPALM DEATH  a eu des hauts et des bas, on peut convenir que depuis leur excellente reprise en main de Enemy of the music business en 2000, le groupe a su rester au taquet.

Utilitarian est définitivement là pour nous le prouver. Et comme à son habitude, NAPALM DEATH expérimente, tape dans pleins de registres extrêmes, des cuivres à la John Zorn, jusqu’à des parties en chant clair à la Burton C Bell de FEAR FACTORY, et pourtant ça reste fondamentalement du NAPALM DEATH. Un petit bijou que ce dernier album. Toujours frais, captivant et novateur sans jamais sonner redondant. Ca fait sacrément du bien de se récurer les esgourdes avec.

L’album est tout juste sorti depuis le 27 février, et vous pouvez vous faire une petite idée en écoutant ce titre:

NAPALM DEATH – « Leper colony » video 2012, album Utilitarian

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rory ne sombrera jamais dans l’oubli

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Le 2 mars 1948, un des plus grands génies de la guitare a fait son entrée sur une scène qui n’a bientôt plus su se passer de lui. Malheureusement top tôt disparu au cours de l’année 1995, Rory Gallagher aura définitivement laissé une empreinte indélébile dans le monde du blues, du rock et même du hard rock.

Vous en connaissez beaucoup vous des guitaristes qui ont été courtisés par les Rolling Stones ou Deep Purple et qui ont refusé le poste parce qu’ils ne voulaient pas se compromettre dans leur démarche artistique?

Lorsqu’un journaliste a demandé à Jimi Hendrix ce que ça faisait d’être le meilleur guitariste au monde, la réponse fut: « Je ne sais pas. Demandez à Rory Gallagher. » Et cette adulation pour ce talentueux guitariste Irlandais n’a eu de cesse depuis lors. De Brian May, guitariste de Queen, à Phil Lynott de Thin Lizzy, en passant par Slash, de nombreux grands noms du rock lui vouent un respect et une admiration sans bornes.

N’ayant jamais vécu sous le feu parfois trop brûlant des projecteurs, Rory est resté dans la lumière tamisée mais constante de la flamme de la passion de ses fans.

Voyez par vous même cette magique leçon de rock’n'roll, capturée par l’émission Chorus d’Antoine de Caunes en 1980:

 

Ta soeur mongolienne, ta soeur schizophrène…

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Et hop, parce qu’on a le hard sur la main et qu’on est des putain de gentils bisounours de l’apocalypse chez eblast, on vous offre du tord boyau à l’ancienne.

Un concert complet des illuminées égéries de Patrick Juvet avec des poils… Non vous ne rêvez, pas, c’est bien une grosse heure et demie de twisted sister à L’Astoria de Londres en 2004 que nous vous offrons ici.

 

Faites chauffer vos rose à lèvre, cachez votre CD de dimmu borgir avec la reprise de « burn in hell », brûlez vos t-shirts de watain et de behemoth, et enterrez vos disques de mercyful fate. Voici du vrai, du lourd, de l’authentique paillette et de la sueur.

 

Original et pas banal

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Tiens les aminches, j’ai un truc qui va vous faire titiller les esgourdes. Combien de chevelus adorent des morceaux de leurs groupes fétiches en ne sachant pas qu’il s’agit tout bêtement de reprises?

Un bon exemple avec les vétérans divins de black sabbath… Tout le monde connaît « warning » et « evil woman » qui figurent sur leur album éponyme. Et bien ce sont deux reprises de Aynsley Dunbar Retaliation d’une part, et de Crow d’autre part. Deux groupes obscurs de la fin des années 60.

Voilà pour « warning »

 

Et maintenant pour « evil woman »

Original et pas bananarama

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S’il est un classique d’overkill, c’est bien l’album « feel the fire ». La vitesse, la sueur et les coups de pompes dans la face se succèdent sur cet album tubesque. Et l’un des hymnes est le très punkisant « sonic reducer ». Et pour cause! Ce morceau datant des années 70 est l’oeuvre d’un groupe de cramés menés par le légendaire Stiv Bator. Je parle des dead boys, fondé sur les cendres encore fumantes de l’obscure groupe de garage rockets from the tombs, qui jouait déjà ce morceau en 1975.

Arrachage intempestif de poils faciaux en perspective…

Original et bande de jeunes

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Au début de la carrière de destruction, un maxi EP dénommé « mad butcher », avec sa pochette bien kitsch, a donné au groupe une mascotte et un titre éponyme devenu classique. Mais sur ce même EP se cache un autre morceau qui n’est autre qu’une reprise des plasmatics dans lequel officiait la déesse du rock’n'roll, concasseuse de voitures et enragée notoire… Wendy O’ Williams. « The damned » va ramper dans vos esprits jusqu’à ce que la bière vous fasse oublier votre prénom. Et c’est ça qui est bon.

Que le grand Crique vous thrashe!

Original et bande à Basile

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Les joyeux lurons distilleurs d’un Metaaaaaaaaaaaaaaaal enlevé et qui fout la banane connus sous le nom de gamma ray tirent leur nom d’un morceau halluciné d’un excellent groupe allemand du début des années 70 répondant au doux nom de birth control (contrôle des naissances. Pour faire chier le pape de l’époque qui avait parler de contrôle des naissances plutôt que d’accepter la contraception et l’avortement… Tout un programme!).

Pas étonnant que les valeureux Teutons en goguette aient fait une reprise du « gamma ray » original, tiré de  »hoodoo man », l’excellent deuxième album de birth control.

 

Le sachiez vous?

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Marky Ramone, le facétieux moissoneur batteur qui se prenait pour une poule sous acides en répét… Et bien, avant de jouer avec les icônes de la drogue en forme de musique connue sous le nom de ramones, il assénait un jeu incroyablement énorme et scotchant dans un groupe qui a malheureusement sombré dans l’oubli. Ce groupe, c’était dust, et notre homme s’appelait encore Marc Bell.

Que ce soit l’album éponyme (ça veut dire « du même nom ».. Désolé de faire intellectuel dans cette rubrique de bière et de funk!) de 1971, ou le second dénommé « hard attack » de 1972. Vous ne pourrez pas vous tromper sur la marchandise, ça avoine, c’est salement bien composé et ça joue divinement bien.

D’ailleurs les autres zicos ont aussi eu une carrière sympatoche. Kenny Aaronson à la basse a par la suite longtemps accompagné Bob Dylan, et Richie Wise, talentueux chanteur et guitariste a produit des albums de kiss, dont le fameux « hotter than hell ».

Voici « from a dry camel », un morceau letn, rampant et à la mélodie redondante qui vous emmène dans une spirale psychédélique, qui n’est pas sans rappeler un peu le pentagram de l’époque.

 

Et celle ci est tout sobrement intitulée « suicide » (n’essayez pas à la maison!) et elle est dévastatrice. Attendez un peu le solo de basse au milieu du morceau avant de baver d’amour et de vous noyer dans votre joie.

RED FANG en tournée sur le vieux (in)continent

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Le gras au bide et aux cheveux, les lunettes carrées qui vont bien et le rock’n'roll en canettes de bière. Ce programme, à la limite d’une campagne éléctorale, ne sera pas divulgué à la maison des associations de Truchtersheim-sur-Bruche, mais bien dans moult villes de notre bonne vieille Europe.

Red fang débarque et compte bien décoller ce qui vous reste de dignité au fond de ôtre âme à grands coups de riffs et de yeah.

Vous aimez le rock plus sale qu’un verre de jack daniel’s de la taverne de Moe des Simpson? Vous aimez vous bidonner comme des bossus en buvant trop de lait fraise?

La musique et les clips de ce groupe vont conquérir votre petit coeur sensible de bisounours obèse au glucose.

En avant la poésie de dessous de bras. Si vous ne crevez pas de rire devant ça, vous n’avez pas de coeur…

Si vous avez eu la force de visionner ces trois clip d’affilée, vous êtes normalement pris de crampes à la face, vous hurlez de bonheur et vous allez les voir en concert de ce pas.

10 avril au Ferrailleur à Nantes

11 avril aux Combustibles à Paris

 

 

Encore et toujours du napalm mortel

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Si je vous dis comme ça de but en blanc: yoga, chaînes, photoshop!

Vous pensez à quoi? hein, dites, allez faîtes pas les ceusses qui savent pô…

Mais si, c’est bien le nouveau clip de napalm death

Bon OK c’était pas évident de trouver. Je vous l’accorde. Peut-être pas un de leur meilleurs clips non plus. Fallait bien qu’il y ait une petite zone d’ombre à l’excellence de leur nouvel album « utilitarian ».

 

Punk’s not dead!

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Comme c’est la passion, la folie, l’engouement, la positive attitude pour le punk en ce moment chez eblastshop, il est plus que temps de vous souiller les oreilles avec du verre pilé. Et le pire, vous allez en redemander.

Au commencement était le Verbe, puis Dieu voyant que c’était vachement relou tout ce bordel avec Adam, Eve, Lulu le serpent et tout le tralala… Et bien Dieu créa les dead kennedys après une bonne cuite à l’ambroisie. Et il vit que cela était salement bon.

Comme les hommes sont compliqués, que l’argent, la gloire, la rancoeur et tout ça font de bien beaux romans, de bien belles histoires (Michel Fugain sors de cette chronique!), et bien les dead kennedys et leur charismatique chanteur ont fini par se séparer.

Jello Biafra, puisque c’est bien de lui dont nous allons nous entretenir désormais, a fondé son groupe solo en 2009, sobrement nommé (reprenez votre souffle!) Jello Biafra and the Guantanamo school of medicine. A l’origine le groupe comptait même un certain Billy Gould à la basse, connu pour son groove n’ayant plus la foi chez faith no more. Mais ces derniers ayant repris du galon, ce bon vieux Billy n’a pas pu continuer avec ce gredin de Jello.

Il n’empêche que Jello Biafra and the Guantanamo school of medicine ça arrache sa maman en douze. Ca reprend là où les dead kennedys s’étaient arrêtés, et ça envoie toujours du boudin. En voici la preuve:

Avec un album sorti en 2009 sous le doux nom de the audacity of hype, et un mini sorti en 2011  Enhanced Methods of Questioning, à la très suggestive pochette, le groupe montre qu’il est bien vivant et que l’esprit des vieux jours est loin d’être éteint.

En vous souhaitant un bon déplacement de vertèbres à l’écoute de ces brulôts de musique classique.

ASPHYX, SONNE ADAM, BLIZZARD, NECROWRETCH 10 mars 2012, Essen

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Asphyx avait déjà bien allumé les sens de tout bon fan de death métal qui se respecte en fracassant tout sur son passage avec Death… the brutal way en 2009. Pour preuve, leur concert intense et ultra fourni de titres plus classiques les uns que les autres a même été sorti en dvd sous le joli label rouge élevé en plein air: Live Death Doom.

En 2012, pour célébrer la sortie officielle de l’album en Allemagne, le groupe remet ça dans la même salle, le Turock d’Essen, dans la Ruhr (zone minière et berceau du thrash teuton distillé par kreator, sodom entre autres).

L’affiche est tellement alléchante, que peu de temps avant le 10 mars toutes les places étaient vendues. Il faut dire que Deathhammer est un album convaincant qui assoit encore plus solidement la réunion d’asphyx. Mais les autres groupes présents ce soir là ont aussi su titiller la curiosité du public.

Necrowretch, dont nous avions récemment parlé suite à leur signature chez century media, a le privilège et la pression d’ouvrir le bal. Pour la pose de la première pierre à l’édifice de leur carrière sur un si gros label, les français ont dynamité les expectations de tous. Le public allemand, très connaisseur et habitué à voir beaucoup de concerts par an, a reçu plus que positivement le trio. Dépannés à la batterie par un frappeur hors pair en la personne de Kevin (actif dans perversifier, assaulter, trench hell), on peut dire que la fougueuse jeunesse du death metal du début des années 90 a été ressuscitée et même vicieusement balancée à la gueule de l’auditoire. Ce groupe est possédé, et va définitivement faire parler de lui. On leur souhaite de devenir les classiques de demain. Ils en ont carrément le potentiel.

Pour blizzard, sorte de mötörhead teuton, on peut se dire que leur style plus rock’n'roll pouvait dépareiller un tantinet sur ce genre d’affiche. Mais puisque les gars d’asphyx sont fans de leur album The roaring tanks of armageddon, et que le groupe vient tout juste de sortir son troisième album, sobrement intitulé Fuck the universe, vous comprendrez qu’ils aient trouvé leur place sur la scène ce soir là. Dommage pour l’ambiance, parce que le chanteur gratteux avait vraiment trop peu de charisme et d’entrain pour convaincre. Le public était même un peu moins présent que pour Necrowretch. Allais-je m’en plaindre ou alors en profiter pour m’humidifier avec conséquence le gosier? Cruel dilemme que j’ai noyé dans l’alcool avec une fougue surprenante…

Tout droit venus d’Israël et ayant joué quelques dates avant ce soir, sonne adam a su envoyer nos tripes jusqu’au plafond dès les trois premiers accords. Eux aussi sont dans l’écurie century media, et on sent qu’ils en veulent. Certes, le chanteur a une voix qui sonne à la perfection comme celle de Mors Dalos Ra de necros christos. Mais musicalement les deux groupes diffèrent tout de même de manière conséquente. L’ambiance rituelle, pleine de noirceur et incitant l’âme au voyage a été vécue par une salle hypnotisée. Une démonstration de death metal dans un gant de velours. C’est toxiquement le panard, et en plus ça prépare très bien le terrain pour la suite… Les hollandais déments d’asphyx!!!

L’accueil qu’a reçu asphyx ce soir là est à la hauteur de l’enthousiasme que provoque leur nouvel album. Deathhammer est un impressionant successeur à Death… the brutal way. Trois quarts du concert de quasi 2 heures et demie ont fait la part belle aux titres tirés de ces deux albums et récents ep’s sortis par le groupe. Ca faisait plaisir de voir asphyx profiter de son temps sur scène et du coup renouveler considérablement la setlist. Evidemment, des classiques tirés d’albums comme Last one on Earth ou encore The rack, ainsi que des titres remontant à leurs démos ont été écrasés sur nos têtes à grands renforts de coups de marteau sonore et trébuchant.

Le morceau der Landser a été joué dans sa version allemande (disponible sur le ep Reign of the brute), et évidemment a ravagé le public moustachu, ventripotant, coiffé de mulet et patché jusqu’à l’anus. La Teutonie a accueilli le clin d’oeil avec une joie goulue.

Martin van Drunen était en grande forme et parlait beaucoup (parfois trop) entre les morceaux, mais réussisait à galvaniser efficacement la masse suante et chevelue qui grouillait à ses pieds.

Asphyx a toujours la grosse patate, et il est clair que sur scène, ça reste un concasseur d’ossements. La présence scénique beaucoup plus lâchée de Paul Baayens, le guitariste, est à l’image du dernier album. Plus en confiance, plus à l’aise et du coup encore plus efficace. Le vide laissé par le départ de l’ancien gratteux, Erci Daniels, dont le style et le son ont défini asphyx durant tant d’années, a été pleinement comblé.

D’ailleurs, Paul a composé la quasi totalité de Deathhammer, et ça se ressent. On en parlait justement tous les deux, et il m’a avoué que c’était une chose plutôt difficile de prendre le relais d’Eric Daniels. Le cadre très rigide imposé par la simplicité et l’efficacité du son de guitare et du style d’asphyx ne lui ont pas rendu la tâche facile. Créer quelque chose sans tomber dans le plagiat, tout en restant fidèle au style… Il s’en est pas mal sorti du tout. Et justement, ce sont les accords plus mélodiques et le doublage un peu différent de certaines pistes de guitare qui rendent la touche de Paul dans les nouvelles compositions. Et il a été d’accord pour reconnaitre qu’il commençait enfin à s’approprier plus entièrement le monstre asphyx. C’est en grande partie l’explication du ressenti de pas mal de monde: Deathhammer est meilleur que son prédecesseur (pourtant déjà très positivement reçu). On lui souhaite de toujours rester créatif et de savoir aussi bien se renouveler dans un cadre musical aussi rigide.

En passant,  pour les plus curieux, Eric Daniels a fondé de son côté Grand Supreme Bloodcourt avec… Theo van Eekelen (hail of bullets), Martin van Drunen, Bob Bagchus et Alwyn Zuur d’asphyx! Ca reste en famille on dirait.

Bob Bagchus m’a confié après le concert que c’était un des albums de sa carrière dont il était le plus satisfait. Etant le batteur et fondateur d’asphyx en 1987, et n’ayant pas pour habitude de se la jouer, je pense que pour une fois, on peut croire le bonhomme quand il avance une évidence pareille. D’ailleurs attendez vous à une interview avec asphyx d’ici quelques temps.Ca va être assez exclusif…. (surprise!)

Je vous ai dis que tout ça a été arrosé de force binouze, schnaps maison, et gros rouge qui tâche? Humilité et sincérité. Voilà ce qui a transpiré de chaque groupe, de chaque prestation de ce concert définitivement enthousiasmant. Combien ont du se sentir excités comme au premier jour en recevant leur ticket d’entrée par courrier! Cette excitation, cette attente ont largement été comblées ce 10 mars 2012, au coeur de la Ruhr.

Procreation of the Naga wicked… Une interview obscure et sombre

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Avec une ficelle, trois allumettes et un briquet, Mac Gyver fabrique une table de camping et sauve le monde. Quand Chuck Norris pisse contre le vent, le vent change de direction. Tout corps plongé dans l’eau en ressort vachement mouillé.

Tous ces faits exacts et scientifiquement prouvés sont bien beau, mais il en est un qui confine au miracle: Naga Wika est capable de faire se poiler une cohorte de clercs de notaire avec trois traits de crayon.

Après le mystère du suaire de Turin, découvrons plus en détail ce fascinant et facétieux défi à la Raison fait homme.

1- Faire le margoulin en dessinant des petits miquets. C’est pas sérieux! Et pourtant en 2 ou 3 ans à peine tu as réussi à faire parler de toi, notamment grâce à tes caricatures de Fenriz de darkthrone… Il a même été tellement botté par ton boulot que tu as finalement eu une commande de sa part! Qu’est-ce qui t’a poussé à rendre public tes délires et autres caricatures assez récemment finalement? Tu m’as l’air de dessiner et d’avoir suivi des études d’art déjà depuis un moment…

Ouais, montrer publiquement ce que je fais est assez récent en fait. Sachant qu’avant ça, je dessinais dans l’indifférence la plus totale, juste pour moi-même.
Et puis tout bêtement, un jour j’ai acheté un scanner et j’en ai tout de suite vu l’aspect ludique. Je m’en servais pour poster des conneries sur les forums que je fréquentais, répondre par des dessins, des trucs comme ça. Vraiment pas dans l’optique de montrer ce que je faisais, mais juste pour amuser la galerie. Enfin parce que ça m’amusait moi, en premier lieu.

2- Récemment j’ai cru comprendre qu’une expo dévoilant tes dessins à faire jalouser Léonard de Vinci a été annulée. C’était sensé se passer à Lyon. Qu’est-il arrivé? C’était une première pour toi d’exposer comme ça?

Non ça y est, elle a eu lieu. C’est juste qu’à la base je devais venir à Lyon en novembre dernier et une merde de dernière minute m’a empêché d’y aller. Du coup, on l’a reporté en janvier. J’ai fait cette expo à la Luttine, qui est un espace auto-géré où tu peux venir te poser tranquillos, retrouver des potes, y glander, un lieu de vie quoi. Ils ont une distro, une petite fanzinothèque et ils organisent de temps en temps des projections de films et des petites expos. Alex qui réalise le fanzine Ratcharge (auquel j’avais déjà participé) et qui s’occupe également de l’endroit, m’a simplement demandé si ça me branché d’accrocher quelques dessins. Le fait que Alex est un ami et que ça se fasse dans un contexte simple et sans prétention (pas arty ou quoi) m’a motivé à y aller.
Le week-end passé sur place a été cool d’ailleurs. Passé toute la journée du vernissage étalé comme une merde sur un canapé et a manger des pizzas.

3- On peut voir tes dessins circuler dans pas mal de fanzines underground, ou dans le cadre d’une bande dessinée du nom de Bestial Avenger. Tu illustres aussi des affiches de concerts, des pochettes d’albums, de EP’s. A ce jour, as tu réussi à développer une activité suffisante pour pouvoir vivre de tes coups de crayons? N’y a-t-il encore aucune maison d’édition qui soit venue toquer à ton porte plume?

Franchement, j’ai pas à me plaindre. Dessiner pour des fanzines, ça rapporte vraiment pas mal. Il y a du fric dans l’uderground, je peux te le dire. Sans donner de chiffres, des zines comme Evil’s Best ou Hellpike payent vraiment bien.
D’ailleurs, j’ai fait deux trois trucs pour Thrash Attack recemment, j’attends que Flo m’envoie son chèque…

 4- Ton approche de la musique par la caricature fonctionne bigrement bien car tu ne prends jamais le lecteur pour un demeuré qui ne connaît rien au metal, au punk ou au hardcore. Pour autant, ça ne sonne jamais totalement comme de la private joke d’élitiste. Du coup, il y a souvent le petit décalage magique qui fait que fan de musique ou non, tes dessins restent désopilants et compréhensibles par tous. On sent que tu es toi même fan de ces gens que tu caricatures. Quels sont les retours de leur part? A part darkthrone et slayer magazine, ça t’a ouvert des portes?

Je n’ai pas le recul pour vraiment juger. Mais écoute, c’est cool si c’est le cas! Moi j’ai toujours l’impression que c’est super élitiste et nerd justement. Comme quoi.
Simplement, une chose par rapport « aux ouvertures ». Je n’ai jamais eu un plan de carrière. Il n’a jamais été question pour moi de vouloir paraitre chez un éditeur ou encore de faire partie de la grande famille de la bande dessinée. J’ai l’impression qu’il y a un systématisme chez les gens de penser que la finalité de son activité est nécessairement d’atteindre le haut de la pyramide. En l’occurence pour moi, cette pyramide là n’est pas celle qui m’intérèsse. Je suis toujours content quand on me demande de faire quelque chose et j’essaye toujours d’être à la hauteur de ce qu’on me demande. Puis des rencontres, des opportunités en ammènent d’autres. Darkthrone, ça été un heureux accident. Mais ça me met un peu mal à l’aise, car le fait d’être un peu « exposé » sous-entend une attente qui n’arrivera probablement pas. J’agis juste à l’envie et par la connerie qui m’anime. Je sais pas faire grand chose de mes mains. J’essaye juste d’avoir une activité qui m’apportera une petite satisfaction personnelle.

5- A part Robert Crumb, as tu d’autres influences graphiques et humoristiques à nous faire partager?

Pénélope Bagieu et Didier Gustin.

6- Des plans sur la comête à nous révéler avant de retourner dans la noirceur de ton encre de pieuvre lovecraftienne? Ne me dis pas que tu vas faire un polyptique sur Jackie Sardou figurée en saine Marie Madeleine quand même…

Dans l’immédiat: avoir mon bac, revoir Voivod.
Ensuite, heu… je prend les choses comme elles viennent. On verra.

Jeff Loomis ne croise pas peu le fer

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Quand Jeff Loomis a quitté nevermore, ce n’était pas pour mettre un terme à sa carrière ou même saborder son talent. Il a décidé d’aller de l’avant, et de relancer son groupe solo, avec lequel il avait déjà sorti un album en 2008.

Pour son nouvel album intitulé Plains of Oblivion, le père Jeff n’a pas rechigné à bosser avec quelques copains. Ca sert de bourlinguer avec sa carcasse aux quatre coins du monde. Notre homme a réussi à se dégotter des invités de marque tels que le talentueux Ihsahn, dont le désormais défunt emperor a définitivement marqué le metal.

Mais il a aussi recruté le virtuose Tony MacAlpine pour faire monter la mayonnaise dans nos cervelles bouleversées par tant de créativité et de folie musicale.

La preuve en son et lumière avec ces deux vidéos appétissantes.

L’album sera disponible courant avril 2012. Saurez vous vous priver de cet utile démonte-pneu en forme de CD??????????

Pantera monte à cru…

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1993, pantera était en plein boom, et tournait déjà de manière intense. Au détour d’une salle crasseuse et saturée de la sueur des fans voilà que les raffinés texans se payent un invité démaquillé de marque. Le king en personne vient sur scène pour reprendre un monument du heavy metal: the ripper de judas priest.

Vous aimez les pains, les micros dans la gueule, les faux couteaux qui mutilent pas vraiment et les flottements sur scène? Rassurez vous avec cette petite vidéo d’amour et de gloire…

Lourdeur sonique pharaonique

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Non, il n’ y a pas que nile qui associe death metal et rites ancestraux de l’Orient. Dans le registre on trouve aussi d’excellents groupes qui ont une identité propre et un son d’outre sarcophage comme on aime.

Le premier est allemand et a définitivement ouvert une nouvelle dimension à la musique extrême. Il s’agit de necros christos. Deux albums à son actif, en attendant un troisième et dernier effort pour terminer la trilogie avant le split du groupe. Darkness/Damnation/Death est le slogan à prendre très au sérieux de necros christos.

 

L’autre entité fantômatique et entêtante nous vient des Etats-Unis et manque cruellement d’exposition, et aussi d’activité, mais avec son album démentiel Gods of creation, death and afterlife on peut dire que coffin texts a lancé un pavé dans la mare. les fans de diabolic et morbid angel ne peuvent rester insensibles à tant d’intensité.

22 Mars 1982, le nombre de la Bêêêêêêêêêêêêête

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30 ans, ouais, cet album de fou, de malade, de culte sempiternel a 30 ans! Pour les premiers pas de Dickinson dans iron maiden, la barre était placée très haut. Le groupe alors en pleine ascension, obligé de se séparer de Paul Di Anno qui commençait à ne plus suivre le rythme infernal des tournées, a du faire un choix crucial… qui a été plus que payant, car Bruce est devenu aussi emblématique dans iron maiden que le bon vieux Eddie.

La couverture de l’album a même déchaîné les foudres de la censure américaine, et le groupe a du justififer qu’il ne mangeait pas de bébés en faisant des incatations au diable plus d’une fois. Mais tout ce remue ménage autour de leur bon vieux Eddie qui domine le démon leur a finalement fait plus de pub qu’autre chose.

Mais assez bavardé, remettons nous une tranche de ce classique intergalactique en pleurant de joie.

Heavy birthday to you cassette usée jusqu’à la corde!!!!!!!!!!

Le sachiez vous? (part 2)

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Ces deux là vous les connaissez déjà grâce à ac/dc.

Mais il y a encore un frère Young, plus âgé et qui avait déjà posé sa pierre à l’édifice du rock et du roll. Il s’agit de George Young, un des guitaristes compositeurs des Australiens The Easybeats.

Difficile de ne pas voir les liens évidents de parenté avec cette photo de 1967!

Actif de 1964 à 1969, The Easybeats est le seul groupe australien de tendance rock garage/mod de l’époque à avoir percé au niveau international. Le garage rock était inspiré de la british invasion avec des groupes emblématiques comme les rolling stones, les beatles ou les kinks.

L’expérience acquise par George a d’ailleurs été utile à ac/dc puisqu’il a produit quelques uns de leur albums, dont High Voltage et Dirty deeds done dirt cheap.

Un des titres phares des Easybeats,  »friday on my mind », était par ailleurs réédité en 1972 sur la célèbre compilation du label elektra Nuggets: original artyfacts from the first psychedelic era, 1965-1968. Cette compilation regroupait la crême du genre avec des formations comme the amboy dukes (avec un certain Ted Nugent à la guitare), the music machine, the standells, etc.

Faites péter les franges dans les yeux, sortez vos futals moulants de la naphtaline, astiquez vos pulls à col en V. Ca va dégénérer à la surprise party!!!!

Concours Eblastshop… Born to not lose!

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Oh yeah, oh yeah gentes dames et aimables damoiseaux qui aimez la musique qui fait mal!

Ci-devant, nous vous annonçons que l’heure du combat approche. Bardez vous de fer et d’ossements, car la Bêêêête sonne les trompes de la mort.

Aurez-vous assez de cran pour vaincre et décrocher le graal?

Bon allez, soyons un peu sérieux. Parlons plus clairement, parce que le moment est venu pour Eblastshop de démarrer son premier concours. Et pour ce faire on a besoin de vous, de votre talent, de votre grandeur d’âme et de votre mansuétude.

Vous avez:

- Un groupe de Metal, de Punk, ou de Rock qui tape dur
- Une démo, un album ou plus de disponible
- Vous n’êtes pas encore signé, ou alors vous l’êtes mais sur un petit label
- Vous êtes francophone (Allez amis de Belgique, Suisse, Québec, Afrique, n’hésitez pas à participer)
- Vous avez au moins un de vos morceaux disponible sur Youtube (pas forcément une vidéo pro. Ca peut aussi être une simple image illustrant un de vos morceaux)
- Vous disposez d’une page ou d’un site internet au sujet de votre groupe
- Vous trouvez que vraiment l’endive au jambon c’est pas bon

Et bien vous êtes naturellement faits pour vous présenter en lice au concours Born to not lose! d’Eblastshop.

En gros, vous nous écrivez à infos@eblastshop.fr et vous joignez un lien vers votre site et un lien vers une vidéo de votre morceau phare. La sélection prendra fin lundi 9 avril à 23h58 (2 minutes to midnight quoi!).

L’équipe Eblastshop choisira 5 candidats parmi ceux qui ont eu la délicate attention d’envoyer un petit mot d’amour avec plein de leur musique dedans.

Une fois cette sélection passée, chaque groupe sera mis en avant sur notre Blog, notre page Facebook et soumis aux votes des internautes !

Le public pourra voter sur le blog pour le groupe qu’il trouve le plus digne d’être né pour gagner.

A terme, le groupe gagnant se verra distribuer gratuitement sa musique et ses t-shirts dans la boutique en ligne d’Eblastshop. Et ce n’est pas tout. Une petite surprise sous forme de bon d’achat attend également le gagnant :)

Allez c’est parti, faîtes chauffer la graisse de phoque et mettez les kayaks à l’eau, ça va swinguer!

Rock n Rot Stravinsky

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Le nom de Bill Steer résonne encore dans beaucoup de têtes comme étant allié à la sauvagerie originelle de napalm death, ou encore à la boucherie de carcass. Il reste pour beaucoup un des gods of grind avec son jeu de guitare si prenant et sa voix d’outre tombe.

A l’instar d’un Lee Dorian (premier chanteur de napalm death, puis intrépide capitaine du pachydermique vaisseau cathedral), Bill aime aussi énormément le blues et le rock avec du grain, de la sueur et tout plein de feeling à tartiner sans modération.

Il a alors fondé l’excellent firebird en 1999, et depuis lors nous ravit les esgourdes avec sa musique toujours inspirée et authentique au long d’une carrière de six albums.

Acompagné de Ludwig Witt (spiritual beggars dans lequel officie aussi Michael Amott de carcass et arch enemy) à la bateerie et de Greyum May à la basse, Bill Steer mène de front un talentueux trio qui puise son inspiration dans l’inépuisable génie créatif du rock 70′s à la humble pie, cream, que dans le blues à la Rory Gallagher ou Duster Bennet.

Sa voix sonne de manière assez surprenante, voire fluette, quand on la compare à la manière dont il l’utilise quand il fait du death metal, mais il chante carrément bien le bougre. Quant à son jeu de guitare, et bien, il est frappant de reconnaître sa touche, son style rappelant carcass dans certains phrasés de ses soli.

Heureusement qu’il continue à maintenir firebird en vie, bien qu’il officie à nouveau avec carcass.

Bonne détente avec ce groupe de talent.

Festival Léz’Arts Scéniques, Sélestat (67) 27-28-29 juillet 2012

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 L’Alsace centrale ne regorge pas que de vignes, de maisons à pans de bois et de géraniums aux fenêtres. Une petite asso d’irréductibles résiste encore et toujours à la morosité en abreuvant les mordus de musique avec des flots de décibels. Léz’Arts Scéniques est un festival qui fait place à la l’ouverture d’esprit et à la passion depuis déjà plus d’une décennie. Ni une ni deux, nous sommes allés consulter leur oracle Mickaël Marteau, qui nous en a appris de bien belles.

1- L’association Zone 51 est à l’origine de la création du festival Léz’Arts Scéniques en 2001. Depuis lors vous n’avez cessé de bouger, de vous remettre en question. Y a-t-il une formule magique qui fonctionne à tous les coups, ou alors vous êtes encore en plein développement? Quels ont été les temps forts, les grands moments que vous avez vécu grâce à ce festival en une grosse décennie?

A notre niveau je ne pense pas qu’il y ait de formule magique, comme le prouvent les nombreux formats qu’a connu le festival. Organisé en salle à sa création, ce dernier a basculé en plein-air en 2010 avec 2 scènes face-à-face, et cette année les festivaliers auront le loisir d’apprécier une double-scène qui sera montée spécialement pour Lez’Arts Scéniques. Nous aimons le changement, et détestons reconduire les choses à
l’identique d’une année sur l’autre, notre objectif principal est de présenter au public un festival alternatif, qui sait évoluer avec son époque !
L’organisation du festival et son aboutissement représentent chaque année des
moments inoubliables, autant pour le staff que pour les bénévoles, mais
certains évènements ont effectivement marqué l’histoire du festival, comme par
exemple la 1ère rencontre de Sepultura et des Tambours du Bronx (qui les a
amené récemment à collaborer sur un concert commun qui a tourné dans plusieurs
festivals).

 

2- Sélestat, petite ville paisible en Alsace centrale a vu déferler toute une cohorte de jeunes qui écoutent de la musique forte. Comment se passe vos relations avec la population et avec les élus locaux. J’ai cru comprendre que vous bénéficiez de subventions du Département. Serez vous un jour aussi gros que le Hellfest?

Zone 51 et par extension Lez’Arts Scéniques a la chance de bénéficier du soutien de plusieurs collectivités locales, et en particulier de la Ville de Sélestat qui apporte un gros soutien logistique indispensable à l’organisation du festival. Il est néanmoins important de rappeler que le festival est autofinancé à 89%, donc directement tributaire de la fréquentation. Devenir aussi gros que le Hellfest (ou les Eurockéennes par exemple) n’est pas notre objectif, il existe en France (et en Europe) de nombreux « gros festivals », surtout pour le metal, et nous ne souhaitons pas entrer dans cette course à la fréquentation.


3- Vous restez assez larges dans la palette de groupes et de styles qui figurent sur vos affiches. Continuerez vous avec la formule « 3 jours=3 styles distincts » ou alors essayez vous d’assouplir la formule pour cette année? Le public Metal peut être assez sélectif. Pensez vous avoir réussi à affiner votre programmation ces dernières années? Quels sont les retours du public? Avoir ministry, municipal waste, black bomb A ou encore rancid et les toy dolls pour cette édition 2012. Voilà une affiche variée pour les amateurs de gros son.

Pour reprendre tes mots, nous allons en effet assouplir la formule cette année, pas sur le premier jour qui reste clairement orienté metal, mais la programmation sera plus lissée sur les 2 jours suivants.
Même sur cette journée nous essayons cependant d’être le plus éclectique
possible, c’est la raison pour laquelle nous proposerons cette année de
l’indus, du thrash, du hardcore et du pagan/death (annonce à venir très
prochainement…). Le samedi se voudra une journée sous le signe du rock (sous
toutes ses formes), étant donné que se succèderont sur scène punk rock
(rancid), chanson rock (Catherine Ringer), Electro rock (The Bloody Beetroots)
et même hip-hop rock grâce à la venue d’Everlast, leader mythique d’House of
Pain. Je pense également que notre force est de proposer une affiche variée,
composée en partie de groupes qu’il est rare de voir dans le Grand-Est, et les
retours que nous avons des festivaliers sont plutôt encourageants, reste à
savoir si la fréquentation le sera autant !

 

4- De plus en plus de festivals attirant entre 5000 et 8000 personnes (donc encore à taille humaine) existent en France. La fréquentation de Léz’Arts Scéniques est elle encore très locale, ou alors vous commencez à avoir de plus de fans qui viennent de partout en France et même de l’étranger (au vu de votre proximité géographique avec l’Allemagne, la Suisse)? Qu’est-ce qui vous démarque? Quelles sont vos exclusivités?

Il est vrai que tous les ans de nouveaux festivals se créent, tout autant que d’autres festivals disparaissent chaque année… C’est d’autant plus vrai dans le metal, qui depuis quelques années est de plus en plus représenté en festival, en France et en Europe. La provenance du public sur Lez’Arts Scéniques est assez disparate, mais globalement nous pouvons dire que proportionnellement, nous attirons un public local sur la
journée festive, et un public qui vient de plus loin sur les journées metal et
punk rock, ce qui s’explique par la très rare représentation en France de ce
genre de groupes (je pense notamment à arch enemyepica ou neurosis l’an
dernier).


 5- Vous organisez aussi des tremplins pour les groupes locaux. Ca permet d’en sélectionner pour participer à l’affiche finale. Pouvez vous nous présenter le tremplin de cette année plus en détails?

Chaque année le festival organise un tremplin pendant lequel 8 groupes issus d’Alsace se mesurent sur scène, et les 3 groupes qui ont le plus convaincu le jury se voient propulsés sur scène pendant Lez’Arts Scéniques. Cette année encore nous avons une sélection d’une grande qualité, il sera certainement difficile pour le jury de choisir entre le duo sludge/doom de crown et le metalcore efficace de fall of death pour ouvrir la
journée metal du festival ! Le reste de la sélection est très éclectique, et va
du punk rock (Keys & Promises) à la chanson (Mouse DTC et Claudio Capéo) en
passant par de nombreux autres styles affiliés à la grande famille du rock (Thomas
Schoeffler Jr, Elements 4 et Room Service). Les concerts auront lieu vendredi et samedi de cette semaine au Tigre de Sélestat, venez nombreux !

6- Outre Léz’Arts Scéniques, l’asso Zone 51 organise aussi très régulièrement des concerts, des animations à Sélestat. Quels sont les évènements prévus pour 2012?

Notre champ d’action est très large, et nos prochains rendez-vous sont notamment une formation gratuite sur la recherche de concerts et le booking (mardi 10 avril), puis le Superbowl (samedi 05 mai) un « battle of the bands » qui permettra à 8 groupes
locaux de s’affronter sur scène, le tout rythmé par les Hell’s Ass Derbygirls !
Suivra ensuite une soirée 100% rock’n roll pour la Fête de la Musique, avec
notamment la présence des bellrays, ce qui devrait constituer un bel
échauffement pour Lez’Arts Scéniques !

http://www.lezartssceniques.com

Desaster: Luxe, thrash et volupté!

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Desaster est un de ces groupes dont on sait toujours à quoi s’attendre, mais qui arrive tout de même à maintenir le niveau album après album. Ca tombe bien, un nouveau parpaing vient de nous arriver dans la tronche, et il s’appelle The arts of destruction. Tormentor, l’affable buveur de bière, et accessoirement moissoneuse batteuse du groupe, nous a répondu avec une finesse toute germanique.

Depuis 3 albums, Desaster est signé chez Metal Blade
records, et le dernier en date The arts of destruction vient
juste de sortir. Vous avez bossé avec pas mal de labels depuis le début de
votre carrière il y a un peu plus de 20 ans. Comment ça se passe avec une
maison de disque aussi importante ? Et comme ça, à chaud, vous avez eu
quelles réactions pour cette dernière galette ?

Tormentor : Salut vieux fan d’asphyx !  Ouais, on a bossé avec quelques labels en 23
ans de carrière, mais au final qu’est-ce qu’on s’en tape des labels ?
Perso je m’en cogne ! Les labels sont là pour sortir des produits, ni plus
ni moins. Entre nous et metal blade, la connexion est très facile. Les gens de
la succursale allemande sont très sympas et faciles à vivre. Pas de stress… Ils
savent ce qu’ils peuvent attendre d’un groupe comme Desaster, et nous savons
que nous ne sommes qu’une petite partie d’une grande entreprise. Mais ils sont
tout de même très METAL, et depuis que les Américains ont enfin compris que
cette saloperie de «metal core » est morte, le Metal devient à nouveau de
plus en plus important ! On récolte enfin ce qu’on a semé depuis toutes
ces années en gardant notre Metal authentique et malsain. Haha… Regardes les
groupes qui sortent sur Metal Blade en ce moment : Primordial, Portrait,
In Solitude, Ram, etc… Ca c’est de la bonne came !

Bien sur, Metal Blade a un réseau plus large et établi que
des labels comme Merciless records ou Iron Pegasus records avec qui on a bossé
dans le passé. C’était notre but de nous faire plus connaître, de jouer plus de
concerts en dehors d’Allemagne… Les fans doivent savoir que le bon vieux Metal
teuton n’est pas mort et qu’il peut encore botter des culs.

On a reçu de très bonnes chroniques du monde entier pour le
nouvel album. Mais au final je m’en fous un peu des chroniques. La plupart sont
écrites par des gens qui doivent les écrire pour le boulot. Je préfère le
retour des amis, des fans, des métalleux que je croise ici et là. Bon c’est sur
que c’est toujours cool de lire une chronique positive. Je pense que les gens
ont enfin compris qu’on ne peut pas attendre d’innovation, d’expérimentation ou
de nouveauté radicale avec Desaster. On est trop vieux pour changer et on joue
ce qu’on sait faire de mieux. Du putain de Metal bordel à cul !!!

 

Votre son est caractérisé par le mélange de thrash, de
black et de mélodies inspirées de la musique médiévale. Mais votre son a
justement évolué avec le temps. Pour « The arts of destruction »,
c’est Patrick Engel qui a assuré le mix et le mastering. On le connaît pour son
boulot avec des groupes comme Hellish Crossfire, Heaven Shall Burn, Katharsis,
Bloody Sign, Résistance… Pourquoi l’avoir choisi ? Vous vous étiez fixé
quoi comme challenges cette fois ci avec le son ?

T : C’est clair. On essaye de changer le petit truc qui rendra notre musique meilleure sur chaque album. Cette fois ci on a  enregistré chez notre pote au studio
Toxomusic, ici à Koblenz. Et on a choisi Monsieur Engel parce que ça faisait un
moment qu’il nous proposait de faire le mixage de notre musique. Et il a fait
un boulot de tueur ! Cette fois, on n’a pas essayé d’être directifs à
propos du son qu’on voulait obtenir. Les trois quarts du son de cet album sont
le résultat du travail de Patrick Engel. On lui a juste dit de faire un ou deux
changements mineurs ici et là. Je pense qu’il devait avoir une idée bien
définie en tête sur la manière dont Desaster doit sonner. Et il avait
raison ! Je suis fier de mon son de batterie… Je n’en ai jamais eu un
aussi bon que sur cet album !

Dans les années 80, on a vu kreator, destruction, sodom,
tankard dans un premier temps, puis darkness, protector, necronomicon ou living
death dans un deuxième temps, définir les standards du thrash et du speed à
l’allemande. De nos jours le thrash est de nouveau fort en Allemagne, mais les
nouveaux groupes ont peut-être moins d’exposition que les anciens que je viens
de citer. Dans quelles proportions penses-tu que Desaster a influencé la
nouvelle génération du thrash allemand ? Je pense à des groupes comme
nocturnal, hellish crossfire, witchburner pour les plus anciens, et cruel
force, ketzer, witching hour pour les plus récents. Considères tu desaster
comme un passeur de flambeau ? Quand vous avez démarré le groupe à la fin
des années 80, le côté « evil » commençait à disparaître du thrash
metal.

T : C’est vrai ! Quand Infernal (guitariste-ndlr) a démarré le groupe, ce style de thrash metal que nous aimons était mort. A l’exception d’infernal majesty peut-être… Quoiqu’il en soit, je ne pense pas que nous soyons importants pour la scène actuelle. On a juste fait notre boulot : fournir les fanatiques de heavy metal en gros qui tâche !

Il est impossible de copier le style des années 80, Cette décennie était trop forte, pleine de haine, d’agressivité. On envoyait tout bouler. Arrrrrgh ! De nos jours on ne peut que combiner les différents styles du passé et créer son propre style. Au milieu des années 90, la scène thrash était minuscule, mais toujours active et prête à exploser à nouveau. Ca ne fonctionne pas de dire qu’un groupe a engendré plus qu’un autre. C’était plutôt un effort commun. Par exemple, ketzer transmet très bien ce feeling. Bien qu’influencés par tous les groupes que tu as mentionnés, ils créent un truc personnel, et c’est ce qui garde la scène en vie. D’ailleurs j’adore leur nouvel album ! Mais tous les autres groupes plus récents que tu as cités sont bons, et nous sommes en contact plus ou moins rapproché avec chacun d’entre eux.

Vous êtes fidèles à vos racines et vous avez la même attitude depuis des années. Mais parfois n’avez-vous pas le sentiment de vous répéter ?

T : On s’en fout complètement ! On ne sait rien jouer d’autre et on ne veut pas jouer autre chose. De toute façon, si on en venait à changer notre style, on changerait de nom. Desaster est Desaster, il n’y a aucun doute. Un changement de style après toutes ces années serait une erreur fatale. Mais comme dit, on n’a jamais pensé à changer notre son ou notre style. Nous sommes fiers de ce qu’on a fait dans le passé, de notre parcours. Le seul valable à nos yeux.

Pourtant on peut noter quelques changements. Par exemple, vous avez travaillé avec Axel Hermann (connu pour avoir illustré quelques albums classiques d’asphyx, grave, unleashed, etc) pour la pochette du nouvel album. Pourquoi l’avoir choisi ? Vous lui avez donné des directions, ou bien laissé une totale liberté artistique ?

T : Je ne me souviens plus exactement quand nous avons rencontré Axel pour la première fois. C’était peut-être grâce à Götz, le boss de Rock Hard magazine Allemagne. Puisque je suis un gros fan d’asphyx, j’ai aussi quelques tatouages du groupe sur moi. Du coup Axel a pris des photos du motif de leur mini « crush the cenotaph » que j’ai sur l’avant-bras. J’étais salement fier. Peu à peu on est devenus potes. Une fois où nous nous trouvions à Dortmund, il nous a demandé  de peindre la pochette de notre nouvel album. Tout s’est vite enchaîné par la suite. On lui a donné le titre de l’album et on lui a dit de s’orienter vers un style à la asphyx ou morgoth des débuts, sans gore et avec une ambiance plus « médiévale ». Le résultat est à couper le souffle ! La meilleur pochette d’album qu’on n’ait jamais eue. On lui doit une fière
chandelle.

Vous tournez beaucoup pour soutenir la sortie de l’album ? Vu que vous devez tous avoir un boulot et une vie de famille, ça doit être parfois difficile. Mais bon vous avez quand même joué pas mal, et même outre Atlantique, depuis toutes ces années. Le sacrifice doit en valoir le coup. D’ailleurs vous jouez en Colombie début avril. Vous attendez quoi de cette tournée, vu que les fans d’Amérique latine sont à fond ? Vous
emmenez vos femmes avec vous ?

T : On n’est pas du genre à être sur la route à longueur de temps. Tu l’as dit, on a tous un taf et Infernal (guitariste-ndlr) a une famille. On jouera quelques concerts ici et là, mais aussi des festivals. C’est tout. En règle générale nos copines sont toujours avec nous, mais pas pour les concerts en Colombie. Les billets d’avion auraient été trop chers avec elles en plus. Et puis ça sera moins de stress, vu que ce ne sont pas
réellement des vacances. On est impatients de jouer ces 3 concerts là-bas. On y
était déjà allé en 2005. C’était énorme ! Les fans colombiens sont complètement tarés. On adore ça !

C’est vrai qu’on a pas mal bougé depuis toutes ces années. C’est cool de voir qu’il y a des fans qui se motivent pour nous faire jouer dans leur pays. Mais au final c’est toujours sur nos congés, donc on essaye de garder un côté simple, aussi éloigné du business que possible. On veut juste passer de bons moments, jouer des concerts, botter des culs et se bourrer la gueule ! haha !

Depuis la sortie de « the art of destruction », avez-vous composé de nouveaux morceaux ? Ca vous brancherait de sortir un dvd dans l’avenir ? Celui que vous aviez sorti il y a quelques années brazilian blitzkrieg blasphemies  semble avoir été distribué de manière assez confidentielle.

T : On n’a pas de nouveaux morceaux pour le moment. On n’est pas non plus les plus rapides de la compo. Mais on a des idées pour célébrer les 25 ans du groupes dans 2 ans. Du coup, un dvd sera peut-être la prochaine étape. Pour le moment ce sont juste des idées, et rien n’est définitif.

Merci pour l’interview mec. J’espère qu’on se revoit un de ces jours à un concert d’asphyx ! haha !

On a du merch dispo ici : http://www.total-desaster.com

Longue vie au culte du heavy metal ! Bang or be banged !!!!

 

Défoncé au feu du désert

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Vous aimez la lourdeur de cathedral, la liberté d’un neurosis, et la classe de saint vitus? Alors vous aiemrez la beauté sauvage d’un high on fire dont le nouvel et sixième album de vermis mysteriis débarque prochainement courant avril.

C’est sur, le groupe tape de plus en plus dur et rapidement. A l’origine, high on fire est encore assez proche du psychédélique et pachydermique sleep dans lequel officiait son chanteur Matt Pike. On est en plein rock lourd et influencé par la scène desert rock. Puis, peu à peu, et surtout avec les derniers albums, high on fire s’est diversifié et a rajouté une bonne dose de hard rock et des tempos plus nerveux à son ragoût sentant bon le fuzz d’antan.

Bon, on va reprendre pour les ceusses du fond de la classe qui s’endorment sur leur bong à la verveine…

Au commencement était le groove bien gras de sleep.

Dieu vit que cela était bon, mais sentait un goût d’inachevé, alors il s’est allumé un gros calumet de la paix, et puis tout droit sorti d’une bonne bouffée de fumée opaque surgit un démon accroc au feu. High on fire était né du groove sacré de sleep.

Décidemment, ces saletés de bouffeurs de pomme en ont fait bavé notre bon Seigneur. Pas fâché d’avoir enfin expulsé ces maudits squatters d’Adam et Eve de sa thurne divine, Yahvé s’en retourna à ses premières amours de végétaux kaléïdoscopiques, et en remit une couche avec high on fire. Il saupoudra la bête du feu sacré du hard et de la sueur de vieux routard pour en corser le goût. La mutation était finie, de la bête était née la lourdeur suprême. High on fire allait enfin pouvoir terrifier le monde avec son dernier album de vermis mysteriis.

 

D’ailleurs voici quelques réactions à chaud des divinités spécialisées en cataclysmes:

« A couper le souffle »-Eole

« C’est trop dur pour moi. Je retourne chez ma mer »-Poséidon

« Les en****s ils m’ont piqué mon feu »-Vulcain

« We are mötörhead, we play rock’n'roll »-Lemmy

Affreux, sales et méchants… AURA NOIR n’est pas content!

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La Norvégie, ses bières hors de prix au goût de flotte, son Bergen noyé sous la pluie en continu, son black metal fatigué et son alcool quasi prohibé. Pas étonnant que les hardos deviennent fous dans ce pays!

Heureusement, aura noir est là. La petite graine de sable, la dose de crasse nécessaire à la vie. Et même si l’influence de sodom, voivod, slayer ou kreator est toujours palpable dans leur son, on ne peut nier que ce groupe est un des pionniers du black thrash, et qu’il sait encore rester intense, solide et entier après toutes ces années.

Dans ses rangs, aura noir regroupe des chevelus qui ont aussi officié dans immortal, mayhem, dimmu borgir ou encore gorgoroth (que ce soit en studio ou pour les concerts). Les chevelus crasseux qui vomissent leur bière en choeur dans aura noir ne sont donc pas nés de la dernière neige!

En voici d’ailleurs la preuve en cuir et en clous:

Sortie fin mars, Out to die, cette nouvelle galette à la mandale est encore toute chaude et à déguster sans modération. Tellement bonne qu’elle est à en tomber du balcon!

HELL, le retour de la vengeance

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Quand on parle de la New Wave Of British heavy Metal (NOWBHM), les noms d’iron maiden, saxon sautent aux oreilles. Mais ce sont là les arbres qui cachent la forêt. Parmi le nombre important de groupes confidentiels de cette scène, un groupe se distinguait par sa mise en scène macabre, son côté froid, décalé et inspiré par l’horreur. C’était le tout simplement nommé hell. Resté cher à une poignée de fans pointus et nostalgiques, hell a su mettre les petits plats dans les grands depuis son retour récent et fracassant sous la forme de l’album human remains, sorti sur nuclear blast en 2011.

Le mythe entourant le groupe vient aussi de sa malchance. Alors que le groupe était sur le point de sortir son premier album après une bonne floppée de démos vers 1986, leur label s’est planté. L’album n’est jamais sorti, le groupe s’est séparé, et le chanteur guitariste d’origine, Dave G. Halliday s’est suicidé… Triste sort pour un groupe qui avait pourtant un très bon potentiel. Son côté théâtral à la mercyful fate, et son heavy alambiqué avait déjà conquis bon nombre de fans. Mais certaines choses ne doivent pas arriver. Et ce fut le néant, jusqu’à ce que les mebres d’origine décident de redonner vie à hell en 2008, en s’adjoignant les services de Martin Walkyier (sabbat, skyclad) et d’Andy Sneap, qui avait appris à jouer de la guitare grâce à Dave Halliday…

Andy Sneap retourne donc à ses premières sensations métalliques en intégrant le line up de hell, et va lui apporter une reconnaissance et un son dont il a le secret. Andy a effectivement fait ses armes avec sabbat. Mais il est aussi devenu un des producteurs d’albums de Metal les plus courus. Son CV est impressionnant. Pour vous donner une idée, Sneap a produit ou mixé des albums de groupes comme les deux derniers accept (avec lequel hell est actuellement en tournée), la plupart des albums d’arch enemy, et a bossé avec cradle of filth,  exodus, testament, nevermore, obituary, etc. D’ailleurs Andy Sneap a carrément décliner l’offre de megadeth d’intégrer le groupe pour pouvoir continuer l’aventure avec hell. C’est dire si la motivation est là!

Du coup le groupe ne se démonte pas et finit par sortir un album de très bonne facture, avec un nouveau chanteur, puisque Martin Walkyier est retourné s’investir dans sabbat et skyclad. Il n’a pas fallu chercher loin, car c’est David Bower, frère du guitariste d’origine Kev Bower, qui pose désormais sa voix dans hell.

Et voilà un résultat plutôt convaincant au visuel très grand guignol, et à la musique baignée dans le heavy metal le plus pur.

EMANES METAL records. Longue vie au Metal.

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Voilà un petit label qui sait, petit à petit, s’imposer comme un des incontournables du Metal traditionnel en France. A l’image de Laurent, qui est derrière cette aventure, Emanes Metal records transpire la sincérité et la passion. Mais laissons la parole à ce bon vieux baroudeur du monde enchanté du vinyle et du CD en ces temps terribles de conquête de supports dématérialisés…

Salut Laurent, depuis qu’emanes metal records a été créé le 6/6/2006 (petit adorateur du démon va !) les choses ont pas mal bougé. A l’origine tu es un simple fan, avec une impressionnante collection de vinyles, qui a commencé à vendre des disques aux concerts, surtout dans le Nord de la France. Qu’est-ce qui t’a décidé à franchir le cap et à démarrer un label ? Et à ce jour quels sont pour toi les choses qui ont le plus changé depuis tes débuts ? L’équipe s’est-elle agrandie, restructurée avec le temps ?

Salut Nathaniel,comment vas-tu ? (bien mec, j’écoute les démos d’Yves Duteil en boucle, ça grovve sa mère!-ndr) tout d’abord merci pour me donner l’opportunité de parler du label pour eblastshop.

Ouais simple fan depuis toujours,en 98 je commence à racheter du vinyl pour augmenter ma propre collec et donc aussi revendre les doublons…donc vente sur foires aux disques d’abord et petit à petit sur concerts locaux où l’on s’est rencontré la 1ere fois(comme c’est émouvant ce souvenir)…bref le passage au label proprement dit n’est pas du tout prémidité. En fait,mes potes de LORD avaient sorti leur 2eme album en CD chez WEIRD TRUTH productions (JAP) et je leur ai proposé de le sortir en vinyle tout simplement.Du coup on s’est pris au jeu et ça a continué pour ne plus
s’arréter…ce qui a le plus changé ce sont les responsabilités envers le label et donc le travail de plus en plus important au fur et à mesure que le label évolue .Au départ EmanesMETAL records c’est moi et Nathalie et maintenant au bout de 7 ans c’est toujours moi et Nathalie ainsi que Lolo…on est passée par des phases avec jusque 6 personnes mais pfff il a fallu reserrer les rangs car le plus difficile est de trouver des gens motivés et constants car n’oublions pas qu’il s’agit de bénévolat.

Comme tu es basé à Roubaix, on peut voir que tu sors des groupes locaux comme lord,
surpuissance, children of doom, infinite translation et des groupes français comme hürlement, résistance, the bottle doom lazy band, rising dust, adx, lonewolf, gang, wolf’s gang. Pourtant tu as bien vite eu envie de t’ouvrir à l’international. Tu es présent assez régulièrement en Belgique, en Allemagne avec ton stand emanes metal. Les graines plantées ont-elles porté leur fruit. As-tu gagné en reconnaissance au niveau international, et reçois tu de plus en plus de promo de groupes et de labels étrangers intéressés par emanes metal ?

Oui je suis basé dans le nord de la France mais je n’ai jamais eu de limites au niveau des groupes,bien sûr au départ ayant beaucoup de contacts avec la scène locale il est logique que les 1eres sorties viennent de là et encore pas vraiment car dés notre
seconde sortie en 2007,nous avions jeté notre dévolu sur THE BOTTLE DOOM LAZY
BAND qui est basé à Poitiers.Dés 2008 nous sortions un groupe étranger avec
THRUSTOR qui est de Chicago.Je me déplace le plus possible sur les concerts et
festivals underground avec le stand Emanes pour soutenir « mes groupes » mais aussi pour faire tourner le merch/distro car c’est avec le web shop les seules rentrées d’argent pour Emanes et donc ce qui finance à 100% les prochaines sorties …je me déplace en Europe Belgique,Allemagne mais aussi Hollande, Danemark, Finlande, Grèce…oui ça commence à porter ses fruits au bout de toutes ces années,Emanes est maintenant bien connu dans l’underground aussi bien au niveau des groupes qui parlent je pense beaucoup entre eux,ainsi que des professionnels labels,orga festivals etc…

Tu es aussi investi dans l’organisation de concerts sur Lille, et notamment d’un festival : le Long Live Metal. Peux-tu nous présenter ton activité passée et future concernant les concerts ? Il semble que faire bouger le public en présentant du metal plutôt traditionnel n’est pas une mince affaire. Comment s’est passé le rapprochement avec l’asso metal attakk pour l’organisation des futurs concerts ?

Au niveau des organisations de concerts ça a commencé en 2007 avec la 1ere édition du LONG LIVE METAL !!! festival avec notamment NECRODEATH et ADX,on a plus arrêté et de plus en plus jusqu’en 2010 (LLM4),ou j’ai bien failli jeter l’éponge car j’étais cramé aussi bien psychiquement que financièrement.Je ne rentre pas dans les détails
financiers car on me traiterait de taré mais bon faire jouer des groupes comme
HIRAX, BLASPHEME, MANILLA ROAD , VULCAIN, SAVAGE GRACE, OMEN, etc n’est pas gratuit et quand le public est trop peu présent  ben on fini par se ramasser…J’ai décidé à ce moment que Emanes s’autogererait 100%,du coup moins de concerts…il a fallu choisir entre le label et les orgas,j’ai choisit de me concentrer sur le label qui de toute façon pour évoluer avait besoin que j’y passe plus de temps …on arrive donc à nos potes de METAL ATTAKK que j’ai approché car nous faisions en gros la même chose sur la région,nous avons joint nos forces,on est 5 dans EMANES METAL ATTAKK et ça me soulage beaucoup et du coup plus de temps pour Emanes…on a commencé en mars par METAL ORGIE 3 avec comme d’hab que des groupes locaux puis en avril (demain) c’est BLIZZARD/FINGERNAILS/MASS GRAVE et en mai le Long Live Metal 6…


Ces derniers temps le metal traditionnel, et la tendance old school ont pris du galon. Un
label comme le tien arrive-t-il à surfer sur la vague ? Vois-tu une scène en expansion ou alors plutôt en déclin d’ici les 5 prochaines années ?

Depuis 2003/2004 il y a un certain retour aux valeurs du METAL principalement grâce
aux festivals allemands comme le Keep It True et le Headbangers Open Air au départ…ça s’est accentué je dirais vers 2007 avec la vague suédoise des PORTRAIT, ENFORCER, IN SOLITUDE, RAM etc…je ne surfe sur rien du tout car depuis 2006 je fais mon truc,c’est à dire sortir ce que j’aime entre le Heavy ,le Thrash,le Doom mais bon cette scène est réelle mais quand même très petite,tout le monde se connait ou presque…l’avenir je ne sais pas mais de toute façon je continuerais à faire ce que j’ai toujours fait…ce que j’aime.

Tu t’astreins à un rythme très régulier puisque tu assures en moyenne une à deux sorties par mois sur ton label. Tu es aussi très attaché au vinyle. D’ailleurs tu as
collaboré avec d’autres labels pour coproduire la sortie de plusieurs albums
dans ce format. Continueras-tu dans ce sens ? Comment vois-tu l’avenir du
format CD ?

10 sorties par an maintenant depuis  fin 2010 partagées entre CD et LP…je propose
à d’autres des coprod pour les 7 inch systématiquement car c’est cher à produire et parfois sur des LP…j’ai ainsi pu collaborer avec UNDER SIEGE, PYRENEAN METAL et ARMEE DE LA MORT en France, avec METAL ON METAL et JOLLY ROGER en Italie, DYING VICTIMS en Allemagne, METAL WARNING en Finlande et EAT METAL en Grèce.Je pense continuer dans ce sens au coup par coup par contre j’espère me concentrer plus sur les groupes du label et ne plus me disperser par des coprod sur des  groupes non-Emanes mais parfois je craque (cf ce mois ci JUMALATION en LP,Pure Raging Thrash Metal !!! Je pense que le CD comme le LP continuera à vivoter comme ça pour les gens qui voudront toujours de la musique physique…mais c’est sûr
qu’il est de plus en plus dur aujourdhui de vendre un CD ou un LP…on ressent
aussi le fait que les gens en général manquent d’argent…en plus du téléchargement sans doute…

Comme tu es plongé dedans, que penses-tu de la scène française en ce moment ? Les
groupes, les labels, les festivals avec lesquels tu te sens des affinités. Peux-tu nous les présenter ?

Je trouve que la scène française est très active au niveau des groupes et très bonne qualitativement,le problème,je me répète c’est le public qui est aux abonnés absents,un exemple,nous avons fait jouer en octobre à Lille un nouveau groupe belge prometteur,ils m’ont dit que les deux seules dates n’ayant pas marchées pour eux furent leur deux dates françaises (l’autre étant en Lorraine)…trop de groupes à citer mais aussi bien en Heavy qu’en Doom ou Thrash / Death il y a de quoi s’éclater…au niveau des labels je connais bien UNDER SIEGE, PYRENEAN METAL, LEGION OF
DEATH, INFERNO, BRENNUS et on a de bons contacts dans l’ensemble,au niveau des festivals il n’y a pas grand-chose qui me branche en France,c’est plutôt des concerts ponctuels…pour en revenir à ce que je disais avant,je pense que lors d’un concert en club par exemple,tu enlèves les pratiquants du METAL c’est à dire les autres musiciens,gens des orga,gens des labels,gens des radio/zine/web zine….ben fait le compte je t’assure qu’il n’y aura plus grand monde…c’est triste mais c’est mon constat donc c’est forcement difficile pour tout le monde dans ce contexte…Hey  attention je ne suis pas aigri,c’est juste triste…

A quoi ressembleront les prochaines sorties du label ? Des projets de concerts ?

Alors là en mai on sort la version LP de STORMHUNTER « Crime And Punishment »,en juin le CD du nouveau THRUSTOR « Abysmal Fear » ensuite on reprend en septembre avec le tribute vinyle à king diamond et mercyful fate,octobre le nouveau OMISSION (nouvelle signature emanes) putain de Satanic Speed Metal (nous les avions invités à jouer au LLM4 et pour moi ils furent le meilleur groupe de tout le festival,c’était en 2010).Novembre la version vinyle du formidable DOOMED BE DOOMED OR FUCK OFF de CHILDREN OF DOOM . Décembre à confirmer mais sans doute l’album de SIN STARLETT autre nouvelle signature,superbe Heavy Metal /NWOBHM style venant de Suisse.

Concert Long Live Metal 6 à Valenciennes(péniche Igel Rock) cette année avec
WARHAMMER,DELIRIUM TREMENS,GAE BOLGA,THE BOTTLE DOOM LAZY
BAND,CAUCHEMAR,SURPUISSANCE.

Je tiens à signaler que l’on a encore 2/3 groupes sur le feu et dans le collimateur…après je ne signe plus aucun nouveau groupe jusqu’à nouvel ordre car il faut se concentrer sur tous les groupes que l’on a déjà ,les aider à évoluer du mieux que l’on peut par notre promotion ect,en tous cas c’est mon but.

Merci Nathaniel pour ces questions très intéressantes,j’espère ne pas avoir été trop long et chiant ! Le plus important :si vous voulez aider la scène déplacez
vous aux concerts,achetez de temps en temps un CD,un LP ou le Tee-Shirt du groupe que vous venez d’apprécier en LIVE.

Et si vous voulez aider Emanes allez faire un tour sur le site et webshop :

www.emanesmetalrecords.com

MERCI!!!

METAL!!!

Laurent

Authentic Metal Worship.

Born to not lose, rock the vote!!!

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Oh yeah oh yeah les aminches, ça va swinguer, voici les 5 groupes sélectionnés:

=>Bull Terrier

=>Herpes

=>Hardbanger

=>Hürlement

=>Psychobolia

C’est volontairement que nous ne disons pas si la musique présentée ici est issue d’albums, de démos, de groupes récents ou fondés depuis longtemps. Ce qui compte c’est la qualité de leur musique!

Merci de voter pour celui que vous préférez en mentionnant son nom dans les commentaires de la page Facebook ou sur la page de cet article (tout en bas) si vous êtes connectés.

Les copies seront levées le lundi 16 avril à 23h58, les fameuses 2 minutes to midnight. Tout vote posté après ce délai ne sera pas pris en compte.

Je vous rappelle que le gagnant se verra distribuer gratuitement son merchandising sur Eblastshop.fr et bénéficiera de bons d’achats sur l’ensemble des articles de notre boutique également.

A vos bières, prêts, votez!

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Bull Terrier délivre un Stoner solide, plein de feeling, honnête et sans concessions.

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Herpes inflige un Death Metal putride, dans la tradition américaine de la fin des années 80.

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Hardbanger rampe et sa viscosité vous enrobe peu à peu le cerveau.

 

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Hürlement pose les tripes sur la table avec son Heavy Metal des familles à l’ancienne, et en français.

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Psychobolia ne fait pas dans la fioriture avec un Death bourrin et puissant dont la chanteuse décoiffe pas mal de mecs dans le même registre.

Le Sachiez-vous? La Suède et son mélangisme musical

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Un vieil adage de Confucius disait « Les Suédois font la musique que les Allemands écoutent ». Mais le vieux philosophe aurait détourné son regard devant l’horrible secret du talent scandinave…

L’inceste! Et oui l’infâme acte de procréation en famille est bien à l’origine de la profusion métallique suédoise. Ils n’ont pas que de l’acier, du tabac à priser et des blondes pulpeuses. Ils ont aussi des groupes de Metal, qu’on se le dise!

Prenons l’exemple de liers in wait, fils bâtard de grotesque, et retraçons avec amusement l’abominable lignée qui en a découlée.

Au nom du Père:

 

Et du Fils:

Pour un groupe qui n’a existé que 5 petites années et qui n’a sorti qu’un EP Spiritually Uncontrolled Art en 1992 et une reprise d’Angel of Death de slayer sur un vieux tribute cd en 1996. C’est fou de voir le nombre de groupes gravitant autour de ses musiciens.

Prenez un grand bol et balancez pêle-mêle at the gates, the crown, the haunted, arch enemy, in flames, ou encore carcass. A un moment donné, tous ces groupes ont vu au moins un des musiciens de liers in wait jouer avec eux.

En fait maintenant on le sait. Il n’y a que 666 habitants en Suède, du coup on comprend mieux qu’ils soient obligés de se mélanger pour assurer la diversité métallique!

tHrash ou bien très TRASH?

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Imaginons, une seconde, comme ça là en passant…. Un extra terrestre débarque et vous demande avec son manuel de traduction: « excusationnez moi mon pote, mais c’est quoi le différence entre thrash et trash? »

Et là, tel un héros interstellaire vous lui sortez le magnifique Que sais-je? que vous venez juste de rédiger sur la question. Et tout de go vous lui répondez: « Voyez-vous, mon jeune et brillant Xorbzelucshjtezut, il y a une différence énorme entre les deux notions. »

Et oui, le THRASH avec un H après le T, c’est bel et bien un style musical qui a pour géniteurs les fameux metallica, slayer et exodus.

Mais le TRASH, sans H après le T, c’est un peu comme une fragrance fugace, un délicat instant qui fait basculer le rêve dans le cauchemar, la beauté dans l’horreur, et le bon dans le mauvais goût.

Pour illustrer l’ambivalence de la chose, voici, cher ami extraterrestre une illustration argumentée en trois points avec un joli petit minois pour ne pas trop choquer.

Giedré a le talent, la classe, le cran, l’effronterie, la gouaille de Bernard Menez, mais en femme. Cher ami extraterrestre tu vas tomber amoureux comme une mouche de cette bouche d’égoût en forme de frêle créature à la beauté aussi parfaite que son répertoire est dégueulasse. »

Born to not lose! Et le pas perdant est… HERPES!!!!!!

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Sonnez trompettes! Pavoisez oriflammes!

Le grand pas perdant officiel de notre humble concours n’est autre qu’Herpes. Son death metal putrides comme ses caries, ses gesticulations insensées de zombie ont eu raison de votre santé mentale.

Et voilà nos repulsion à la sauce camembert, baguette, pinard prêts à assaillir notre boutique en ligne. Dès que leurs merch est dispo, on vous fera signe, bien évidemment!

Aplaudissons les bien fort avec les deux mains, pour ceux à qui il en reste assez, et allons fêter cet évènement en faisant couler des hectolitres de bière sans alcool… Ainsi la fête sera mortelle!

RUSH l’énergie renouvelable en marche

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Epique, génial, barré, surprenant, increvable! Oui rush est de retour avec un nouvel album qui défie le temps et les sens. Clockwork angels aura mis du temps à prendre nos oreilles par surprise, pusique le dernier album de rush Snakes and arrows date quand même de 2007. Le temps est un concept qui revient assez régulièrement dans les albums du groupe. Il faut dire que depuis 1968, le trio canadien a eu le temps de prendre du recul sur sa carrière, et a surtout toujours su se renouveler, sans jamais s’éloigner de ses racines.

Le single « headlong flight » nous donne à entendre quelques intonations et riffs qui peuvent rappeler la période 70′s du groupe, notament un des riffs principaux du classique « Bastille day », tiré de l’album Caress of Steel de 1975.

Bastille day

Headlong flight

Neil Peart est un batteur hors pair, souvent considéré comme un demi dieu par des cohortes de fans, mais il est aussi un brillant parolier, et c’est bien souvent sa plume qui vient parachever le tableau musical qu’il produit avec ses excellents camarades Geddy Lee, au chant et à la basse, et le guitariste Alex Lifeson.

Souvent assimilé à la vague du rock progressif, rush a pourtant toujours cultivé un côté très personnel et teinte souvent son univers musical de riffs aux consonnances très proches du hard rock. D’ailleurs des groupes plus récents tels que tool, enslaved ou encore opeth ne nieront jamais l’importance et l’influence de rush sur leur approche de la musique. Et d’autres Canadiens bien connus des thrasheurs, les fameux sacrifice avaient d’ailleurs repris récemment « anthems », un des titres les plus célèbres de rush.

Allez, pour votre bon plaisir, profitez de ce groupe intemporel et toujours très classe.

L’originale

La reprise